cc:Betty : exemple de services qui vont dans le sens du respect des logiques d'usages individuels ?

Découvert via L'Atelier : cc:Betty est un service qui "crée un espace de travail collaboratif à partir des mails échangés. La page web récapitule la discussion et classe les fichiers joints et les informations contenues dans les mails."
Voici la liste des fonctionnalités proposées (j'ai traduit..) :
- Vue en thread des discussions où est enregistrée et triée chaque réponse
- Les photos sont automatiquement rassemblées en album avec des vues thumbnail et slideshow
- Les dates sont transformées en évènements téléchargeables (calendrier)
- Des cartes sont créées pour les adresses
- Les vidéos et musiques liées ou attachées sont jouables directement dans le mailspace
- Les documents et liens sont organisés et aisément lisibles et téléchargeables
Note : ces fonctionnalités correspondent à ce que j'ai appelé ici (à défaut de mieux) des trans-formation de contenus (cf. plus bas).
Le principe d'usage de cc:Betty est simple : lors d'échanges par e-mail il suffit de mettre ccBetty en copie, pour qu'elle intégre ces échanges au sein d'une page web, sur laquelle on pourra venir directement faire des ajouts, corrections, attacher des fichiers complémentaires, etc.
Je dois dire que je n'ai pas vraiment testé le service : le faire tout seul manque un peu de sens... (todo : proposer à quelques comparses Explorateurs un vrai test).
Ceci étant après essai avec deux/trois adresses personnelles, et autant de messages échangés ainsi : à mon avis l'interface utilisateur et le service de façon plus générale, gagneront à être améliorés.
Pour autant cc:Betty me semble prometteur ; et s'engager dans une voie très prometteuse.
Trans-former des contenus pour faciliter les pratiques participatives ?
Lors de l'ExplorCamp des Rencontres d'Autrans en janvier cette année, j'ai animé une table baptisée : trans-formation de contenus. Avec deux aspects :
- techniquement : quels outils qui puissent accepter en entrée un ou plusieurs types de contenus, pour les intégrer en sortie dans un ou plusieurs nouveaux contenants, donc formats associés, pour plus de lisibilité ou pour enrichir les messages.
- organisationnel : peut-on imaginer l'usage de tels "moulinettes", pour autoriser les individus qui composent un collectif et participent à des projets communs, à le faire tout en gardant leur liberté individuelle quant aux choix des outils, et donc des formats utilisés (qui via des listes de diffusion, qui sur des wikis, qui au moyen de billets de blogs, qui en photographie, qui par vidéo, etc.)
Une étude récente du cabinet Forrester (commandée par Adobe) a révélé en février (telle un pavé dans la mare des études laudatrices sur le thème de l'intégration des outils du "Web 2.0" pour effectuer du "travail collaboratif"), que si les usagers entendent bien collaborer (...), c'est en utilisant des solutions "éprouvées et familières" :

"Leur préférence va au téléphone et aux réunions en « face à face ». Lorsque ces méthodes s'avèrent impossibles ou inefficaces (comme pour les travaux axés sur les documents et la production de livrables à fort impact), ils ont recours à la messagerie électronique (68 %) et aux pièces jointes (48 %)"
Le résumé sur ITR Manager évoque pour expliquer cette non-adoption de nouvelles solutions (vidéoconférences, blogs, wiki, etc.) :
- "bien entendu" des problématiques de sécurité : tant d'un point de vue technique qu'en raison des nouveaux modes de partage et d'exposition potentielle des données, et donc la nécessité d'un réalignement afférents des processus, également d'une évolution culturelle.
- mais il me semble tout aussi intéressant de noter une forte interrogation, quant à la nécessité (presque première dans les conclusions) d'adapter l'outil aux logiques d'usages.
Et je suis même persuadé qu'il serait pertinent de pousser l'idée à son terme : ne pas uniquement essayer de façonner des outils collaboratif pour que "ça colle" avec les habitudes des usagers, mais laisser à l'usager le plein choix des armes ; y compris celui de l'e-mail car cela concerne apparemment encore du monde.
Donc Génération Y ou pas, il va falloir composer avec tout le monde. Encore un certain temps. A charge pour les magiciens qui oeuvrent en coulisse, de nous fournir des interfaces (dans tous les sens du terme) qui iront bien.
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Commentaires
bonjour Seb, intéressante
bonjour Seb,
intéressante réflexion sur les usages collaboratifs. Je pense pour ma part que la boîte mail est en effet au coeur du sujet, car c'est l'outil désormais le plus commun à l'ensemble des internautes (avancés ou pas). C'est à partir de l'environnement messagerie qu'il est le plus simple de proposer des outils collaboratifs: chats vidéo, partage de documents, gestion de projets, classement des photos, vidéos, sons, etc. Google l'a particulièrement bien compris, mais il ne serait pas sain que tout le monde dispose d'une adresse Gmail. C'est pourquoi l'interface cc Betty est intéressante, me semble-t-il, car elle n'impose pas le choix d'une messagerie en particulier.
Le vrai problème du web c'est l'interopérabilité et la création de standards, pour permettre à un maximum de monde de profiter du potentiel.
Mind Up : une autre solution sur le même principe
Merci de ton commentaire Philippe :)
Je viens de découvrir une autre solution dans la même veine : MindUp (http://www.calindasoftware.com) qui semble plus orienté pro, et avec quelques plus : invitation à qualifier les messages reçus par email autour d'un projet donné (approuve, rejète, etc.) ; générateur de Mind map pour tracer visuellement les échanges, et de rapports pré-réunions ; ...
(par contre pas de possibilité de le tester à la volée en ligne..)
Vu sur Knowledge Consult
http://www.knowledgeconsult.com/fr/knowledgemag/numero2-6.html
--- SSa
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