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Ce carnet de notes a migré ailleurs

12 juin, 2008

sebastien | A propos | Pas de commentaire Aller en haut de page

Bernard Stiegler quant aux réseaux sociaux

24 avr, 2008

Je serai bien en peine de vous faire un résumé de la dernière intervention de Bernard Stiegler au Collège international de philosophie, qui avait pour titre « Du psychopouvoir à la noopolitique (2) ».

Et bien que je ne sois pas certain que ce discours séduise les tenants d’un Web 2.0 sans soucis et libre de tous engagements, j’en recommande malgré tout l’écoute ([mp3/120Mo]) à tous les amateurs, prescripteurs et consultants en matière de social networking (prévoir deux heures).

Bernard Stiegler y aborde en effet le sujet au moyen d’un certain nombre de concepts : individuation, attention, niveaux de « rétention » de l’information, concept du « prendre soin »…

Quelques clés de lectures qui peuvent être utiles à tous.

note : la liste des enregistrements audio des interventions de B. Stiegler est disponible sur le site d’Ars Industrialis.

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Si l’on pouvait mettre nos idées en musique…

16 avr, 2008

Via fluctuat.net, je viens de découvrir ce que proposera prochainement le logiciel Melodyne en matière de traitement du son.

Leur technologie Direct Note Access (judicieux acronyme) permet d’extraire chaque note d’un échantillon numérique sonore, pour la traiter indépendamment.

Ainsi dans l’exemple suivant, un guitariste a gratté quelques accords. Le son est numérisé et chaque accord décomposé en ses notes constitutives, qu’il est possible de visualiser.

Et il est surtout possible dès lors d’en changer les caractéristiques (hauteur du son, timing), et de recomposer des accords à loisir, puis de réécouter l’ensemble, afin d’évaluer si les changement sont judicieux et si c’est harmonieux.

La qualité du rendu est impressionnante :

(vidéo taille large : ici)

Je ne peux m’empêcher de songer en parallèle au traitement des connaissances. Et si nous faisions participer ceux de nos cinq sens (le 6ième étant censé déjà jouer un rôle important, sinon majeur), que nous négligeons de nourrir ?

Ainsi dans un système de KM, des contributeurs qui enregistrent des informations. Chaque contribution serait alors décomposée en ses idées constitutives, qu’il serait possible de visualiser.

Et surtout il serait possible d’en changer les « caractéristiques » (gravité, séquençage), et dès lors de recomposer ces contributions à loisir, pour reconsidérer l’ensemble afin d’évaluer si les changements sont judicieux, si c’est harmonieux – à l’oreille pourquoi pas : « Tiens une symphonie ! »…

Peut-être qu’une approche un peu plus artistique de la gestion des connaissances, ne nous ferait pas de mal…

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PSI Secunia : vous prévient quand vos versions de logiciels sont « insecure »

06 avr, 2008

En plein dépoussiérage de printemps, j’ai installé PSI Secunia pour m’assister dans cette tâche. Cet utilitaire gratuit vous avertit dès que vos logiciels ne sont plus à jour par rapport à leur dernière version « secure« .

Secunia semble être une entreprise sérieuse. Et leur produit est vraiment très pratique, car il permet de traiter dans un processus unique, la majeure partie des mises à jour du PC et ce d’un coup d’oeil, en quelques clicks de souris.

PSI Secunia

Pour chaque application signalée « insecure« , un lien direct est proposé vers la mise à jour.

Ceci est très pratique quand vous avez choisi de conserver d’anciennes versions de logiciels, dont on peine parfois à trouver les mises à jour de façon évidente sur le site web du fournisseur.

C’est également utile pour les applications qui ne proposent pas de fonction de vérification embarquée (ainsi PSI m’a appris que je pouvais mettre à jour FileZilla de la version 2.2.x vers la 2.2.32, avec une implication en terme de sécurité – impossible à savoir aisément, juste en se rendant sur le site).

Cet utilitaire permet également de traiter les applications qui ne sont pas/plus bien cataloguées dans la « liste des programmes » Windows : il scanne votre disque dur et fournit pour tous les exécutables identifié, le chemin vers chacun d’entre eux (ainsi j’ai réalisé que j’avais cinq versions du JRE Java…)

Enfin à noter que PSI signale également les applications « end-of-life » (qui ne sont plus supportées).

Note : j’ai profité de cette opération de mises à jour pour quitter KerioPF (la version que j’avais n’était plus très stable sur ma configuration), pour Comodo Firewall Pro – gratuit.

Une fois agencé son rôle avec d’autres logiciels qui ont trait à la sécurité (Spybot-S&D, avast!), c’est étonnant comme le PC fonctionne mieux…

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MsgBox et Ctrl-C (Windows)

05 avr, 2008

Je ne savais pas que le contenu des fenêtres de dialogue de Windows, peut être copié dans le presse-papier avec la classique combinaison de touches Ctrl-C.

C’est plutôt contre-intuitif puisqu’on ne peut pas sélectionner ce contenu avec la souris. Mais ça marche :

MsgBox

MsgBox copiée

Pratique en particulier pour des tâches de dépannage, quand on souhaite noter des messages d’erreurs.

Source : LifeHacker

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Réalité augmentée 3D

05 avr, 2008

Si j’étais publicitaire ou marketteur, je crois que ça me plairait bien de travailler avec la technologie présentée dans la vidéo suivante.

Source : Nouvo.ch

sebastien | Si j'étais, Visualisation | Pas de commentaire Aller en haut de page

Interventions pour Village Global (Fondation 93)

04 avr, 2008

Je suis intervenu dans deux établissement scolaires de Seine-saint-Denis : le collège Henri Sellier à Bondy, et le lycée professionnel Saint Vincent de Paul à Saint-Denis.

Passeport Découvert Fondation 93Ces interventions avaient pour cadre le projet Village Globale qui est une composante du Passeport Découverte (pdf), un programme proposé aux établissements de Seine-saint-Denis par la Fondation 93.

La Fondation 93 est un Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI), et partenaire du CG93.

(A noter que Mathieu et Emilie ont Explorateurs du Web comme moi, participé à cette action.)

L’objet de ces interventions était de sensibiliser les élèves aux pratiques collaboratives en vigueur sur Internet. En l’occurrence je témoignais en tant que « résident » du « monde collaboratif » ; et pratiquant bien entendu.

A noter qu’il s’agissait d’élèves qui rencontrent des difficultés dans la scolarité ordinaire.

J’avais préparé cette trame comme support personnel, pour m’aider à formaliser mon « discours ». Elle comprend également quelques liens vers des ressources qui illustrent mes propos.

Sur un wiki ouvert pour l’occasion, j’ai déposé ces éléments à la disposition des élèves et des enseignants afin qu’ils puissent revenir sur ce qui aura été dit et montré.

J’ai utilisé un wiki parce que c’était l’outil le plus simple, mais surtout parce que je voulais proposer aux élèves d’y inscrire (librement) pendant la session, ce qu’ils avaient retenu de nos échanges (et ça leur permettrait de tester un wiki dans la foulée).

Morceaux choisis (et réécrits afin de corriger les principales – assez nombreuses… fautes d’orthographe/grammaire) :

«Il nous a parlé d’Internet et du web 2.0. Il nous a montré et dit qu’il y avait 250 langues. Il nous a dit qu’il n’y avait pas souvent des choses vraies sur internet. Il nous a dit qu’avant Google n’était qu’un moteur de recherche et depuis il a évolué. Plus besoin d’aller sur Word on peut aller sur Google Documents.»

«Il y a des nouveaux services où on peut stocker des choses dans le réseau du net. On peut mettre toujours des choses sur le net, il y aura toujours de la place. RSS permet de prévenir toutes les personnes s’il y a un problème technique qui touche à leurs choses sur le net.»

«Mise en garde : protéger toujours notre vie privé. Contenus libres, tout le monde contribue a créer quelque chose qui appartient à tous.»

«La personne qui a inventé le web a voulu que ce soit universel. Le web est un endroit où l’on peut mettre les choses. C’est gratuit parce que ça n’appartient à personne, tout le monde peut y aller.»

«Il y a des gens qui étaient habitués à l’encyclopédie avant, et maintenant que Internet existe ils utilisent maintenant des sites comme Wikipédia qui est devenu un site très fréquenté.
On a moins besoin d’avoir plusieurs livres ou des dicos chez nous, parce que Internet maintenant nous donne la possibilité de rechercher beaucoup de choses.»

«Rien ne garantie que les articles de Wikipédia sont vrais alors qu’une vraie encyclopédie, oui !
& Windows est toujours plus facile à utiliser que d’autre systèmes d’exploitation…»

«Web2.0
Pages web créées à partir de 1990. Le web est universel (tous le monde a accès dans toutes les langues, tous les pays.)
Pour les aveugles il existe un système où lorsque ils ouvrent internet à l’aide d’un logiciel, tout ce qui est affiché sur la page web est mis en lecture.
Il n’y a pas de différence entre le web et le web2.0. Le web2.0 est très marketing, c’est gratuit au début et payant après.
Pourquoi wikipédia est gratuit? C’est défini légalement. On accepte que nos contributions ne nous appartiennent plus, ça appartient à tout le monde.»

Je trouve ces extraits très signifiants sur plusieurs points :

Problématique de l’écrit : (une forte barrière pour ces élèves ; j’ai vraiment du reprendre les textes sur la forme). Faut-il aller dans cette voie en demandant à des élèves en difficulté avec l’écrit, de s’exprimer ainsi sur un wiki ? Je pense que oui, et que c’est un moyen pour leur faire aimer l’écrit justement (si l’interface d’édition est « conviviale »). Mais à deux conditions : inscrire l’action dans la durée (ici je n’avais que deux heures…) ; et panacher les formes de contenus (texte, image, vidéo, voix…). Il me semble qu’il serait très intéressant de scénariser des coproductions co-réalisations de contenus, via un travail amont avec les enseignants.

Des questions très pertinentes : les extraits ci-dessus sont majoritairement leur propre retranscription de réponses apportées à leurs questions. Ainsi des interrogations sur la gratuité, l’exactitude des informations contenues dans Wikipedia, les limites du stockage, etc. – des sujets pour le moins essentiels.

Difficulté d’apporter des réponses simples : une fois « à mon poste » devant la classe, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’enfants ; un sentiment d’assez grande responsabilité. Et donc un discours prudent. Il s’avère difficile de faire passer les nuances ; avec les plus grands aussi d’ailleurs. Ainsi ils m’ont prêté : « Il nous a dit qu’il n’y avait pas souvent des choses vraies sur internet », après que j’ai essayé de leur expliquer que Wikipedia n’était pas « paroles d’experts ». Très difficile de nuancer, surtout en deux heures. Idem pour les réseaux sociaux : impossible à mes yeux de ne pas les sensibiliser à la question d’exposition de leur identité sur le réseau. Mais ne pas leur faire peur non plus… pas facile.

Impossible d’être neutre : (du moins pour moi.) Quand un élève synthétise ainsi mes propos : « Il n’y a pas de différence entre le web et le web2.0. Le web2.0 est très marketing, c’est gratuit au début et payant après », il apparait clairement que j’ai exprimé devant la classe mon un certain point de vue sur le sujet, en l’occurrence le mien, mais il me semble surtout -et c’est le plus important, qu’il a très bien saisi où je voulais en venir et de quoi il retourne (je ne l’ai exprimé qu’une fois). Notez qu’il a très bien saisi par ailleurs, la formidable baisse de barrière à l’entrée qui caractérise le « web 2.0″. De la même façon, leur expliquer ou pas le type de licence associée aux contenus de Wikipedia, n’est pas du tout un choix neutre. J’étais donc heureux d’intervenir en tant que témoin résident de ce « monde collaboratif » (sachez également que des sociologues passent derrière nous).

Un dernier point : la capacité des plus grands (lycée) à passer de l’écran de l’ordinateur à celui du téléphone portable, en toute discrétion (…), et tout en faisant ce que l’on attend d’eux… du multitâche !

Au passage le téléphone portable comme terminale d’accès à Internet, voilà un axe qu’il faudrait creuser.

Conclusion : des expériences très enrichissantes !

Si c’est à refaire, je crois que je corrigerai juste une chose : essayer de leur laisser prendre la parole dès le début, ceci dans la mesure du possible – un possible qui dépend de multiples facteurs : attentes et réceptivité des élèves, mais également de l’enseignant ; connaissance globale du sujet par les uns et les autres ; nombre d’élèves ; temps restant une fois que l’on a vérifié que l’accès à Internet fonctionne ;-)

Quand je parlais de « discours » plus haut : il s’agit bien de la façon dont j’ai articulé mon sujet, mais l’accent dans les faits s’est porté sur l’échange avec eux.

C’est d’ailleurs là que j’ai compris que je manquerais de temps, et qu’on n’évoquerait pas toutes les facettes du sujet, parce qu’on commençait à peine à cerner le sujet en question… et surtout les différents acteurs (eux, moi, l’enseignant) à se cerner les uns les autres.

sebastien | Pédagogie, Retour d'expérience, Usages, Wiki, accessibilité | Pas de commentaire Aller en haut de page

Répulsif ultrason anti-jeunes (et le bébé humain : est-il plus proche du chien, de l’adolescent, ou du moustique ?)

02 avr, 2008

Hier 1er avril : je vois passer l’information mais n’y prête pas grande attention – « probablement une blague ». Mais ce soir au JT de France 2, la même information est remise au tapis. Diable… est-ce possible ?

Il s’agirait d’un dispositif qui fait scandale en Belgique, rencontre un relatif succès à Londres (3500 unités vendues), et qui arrivera bientôt chez nousMosquito – c’est son nom là-bas, s’appellera ici Beethoven.

L’objet : un boitier qui émet des ultrasons au-delà d’une fréquence telle, qu’ils sont uniquement audibles par « les jeunes », c’est à dire les plus de 25 ans (en fait ça dépend de votre décrépitude auditive : qu’on peut tester ici).

Le principe : vous posez le boitier en bas d’un immeuble ou devant une boutique ; il émet dans un rayon de 15 à 20 mètres. En moins de 8 à 10 minutes, « le jeune » qui squattait là n’en peut plus. Et s’en va.

Magique. Sacré marché en perspective. Presque juteux… car ça coince déjà en Belgique (et qu’une association s’est montée pour dénoncer le bidule).

Ainsi on apprend dans Libé :

L’affaire a commencé à émouvoir la classe politique belge il y a quinze jours, avec la plainte déposée par un adolescent d’Aywaille, commune située près de Liège. Ce jeune garçon de 14 ans, qui attendait tous les jours le bus devant une banque ayant installé un émetteur Mosquito sur sa façade, était sujet à de violents maux de tête. Faut-il s’inquiéter des effets sur la santé de ce type d’appareil ? «Tout dépend de la durée d’exposition et de l’intensité de la fréquence», explique le docteur Philippe Mahillon. Pour l’instant, aucune étude scientifique n’a été menée.

C’est une des informations les plus choquantes que j’ai entendues depuis un bon moment ; probablement parce qu’il est précisément question d’une technologie de communication.

J’ai failli me retenir de publier ce billet pensant que ce serait hors-sujet, mais la baseline ici est « Notes, témoignages et réflexions sur l’usage des NTIC » ; et il s’avère que c’est finalement en plein dans-le-sujet.

Il s’agit bien en effet de communiquer un message ( »Sauve-toi de là! »), sur un canal spécifique, et au moyen d’une technologie moderne à destination d’un récepteur -prétendument- identifié : « le jeune ».

D’un point de vue moral, éthique et politique, « le jeune » appréciera. Il parait en plus que ça n’ennuie pas les chiens.

Et puis une amie m’a fait remarquer : « et les bébés ? ». Imaginez la scène de fin de soirée, avec des parents qui se disent au revoir et les gamins dans les poussettes. Soudain : « Mais pourquoi pleurent-ils ? Nous sommes à portée du Mosquito ! ». Fuite de la troupe.

Il va falloir labelliser les zones fréquentables… je dois avouer que j’ai encore du mal à y croire.

Ajout le 4 avril
Article Le Monde, le 2 avril : Bruxelles refuse d’interdire le Mosquito, « arme sonore de dissuasion anti-ado »

sebastien | Ethique, Hors sujet, Outils | 4 Commentaires Aller en haut de page

Demain est toujours déjà là

31 mar, 2008

Lors du dernier ExplorCampParis, je n’ai pas pu m’empêcher de souligner que le concept d’hypertexte collaboratif ne datait pas d’hier (loin s’en faut).

BAck to the futurJ’avais titré initialement une diapo de ma présentation « Retour vers le futur ». Bien entendu c’est la baisse spectaculaire de la barrière à l’usage (qu’on peut situer autour de l’avènement du « web 2.0″), qui rend aujourd’hui ce concept opératoire pour tous, en particulier via l’utilisation de wikis.

On peut être surpris à regarder ainsi en arrière, de constater que parfois ce ne sont pas juste des concepts mais de véritables prototypes fonctionnels, qui avaient vu le jour bien avant leur acte de naissance officiel. Ainsi de la souris dès 1968.

Un dernier exemple (trouvé ici) : Arnold Barach imagine en 1962 dans 1975 : And the Changes to Come, ce que pourrait être l’école treize ans plus tard.

Ou comment les NTIC pourraient permettre de proposé un enseignement multimédia adapté aux rythmes d’apprentissage, et aider l’enseignant dans la gestion de ses supports de cours, afin qu’il libère de la disponibilité pour ses élèves.

En résumé une sorte d’Education 2.0 (pardon 1.9.6.2) avec du e-learning dedans, le tout imaginé bien avant l’heure.

Je reprends ci-dessous les photos et légendes du billet sus-mentionné. Elles sont extraites de l’ouvrage également sus-mentionné, et disponibles sur Flickr.

1975 Changes to come.jpg
Teacher’s Helper. In this classroom, the lesson and questions-in spelling, history, geography, and other subjects-are on a series of stacked cards at the top of the device. The student answers the questions by pushing one of four buttons. If he pushes the right one, the page drops down, revealing the next step in the lesson. The machine also scores each student, thus spots the slow learners for the teacher.”

1975 Changes to come 3.jpg
Film Based Teaching Machine. Student pushes one of four buttons to give answers and his score appears on paper slip at upper right. Teaching machines, expected to boom in the next decade, usually operate on the principal of repetition until the pupil understands. They aim to speed up the learning process and relieve teacher of much paper work in the classroom.”

1975 Changes to come 2.jpg
Push-Button Learning. Teaching machines break complicated subject matter into bit-by-bit segments, permitting each student to progress at his own pace. This machine, for example (called the “AutoTutor” ), first presents a unit of information. Then come questions based on what the student has learned, together with alternate answers. If the student presses the right buttons for the answers, he is “rewarded” with a new unit of study which appears on the machine. If he flubs the answers, a paragraph of text appears on the screen setting him right, and then he tries again. On the right is a classroom demonstration of the machine—a scene that will be commonplace in future years in most schools.”

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Monstrueux robot (on va où..?)

18 mar, 2008

Cette chose est fabriquée par Boston Dynamics.

La page d’accueil nous renseigne tout de suite, sur le fait qu’elle n’a pas été conçue pour aller chercher le journal le matin.

Découvert ici.

sebastien | Confiance, Ethique | Pas de commentaire Aller en haut de page

Ross Mayfield (Socialtext) interviewé par CIO : quant à la prise en compte des « exceptions »

18 mar, 2008

Le magazine CIO.com vient de publier une interview de Ross Mayfield, le PDG de Socialtext (société qui propose des wikis aux entreprises) :

Enterprise Wikis Seen As a Way to End ‘Reply-All’ E-Mail Threads : le titre de l’interview parle de lui-même.

Je voudrais citer un passage qui me semble éclairant quant à la notion de captage et d’agrégation de « signaux faibles », que j’évoquais récemment :


Most employees don’t spend their time executing business process. That’s a myth. They spend most of their time handling exceptions to business process. That’s what they’re doing in their [e-mail] inbox for four hours a day. Email has become the great exception handler.

Unfortunately, what it means is all the learning disappears because it’s hidden away in people’s inbox. It’s not searchable and discoverable or findable through tags and folksonomies. And so just simply moving some of that exception handling into a more transparent, searchable, and discoverable Wiki means that you have the opportunity to gain a different kind of competitive advantage. [...]

So at the edge of your organization, there are all kinds of exceptions that are happening. If you handle them appropriately, you can adapt to where the market is going.

Ross Mayfield détaille également les champs d’application des wikis Socialtext mis en oeuvre dans les entreprises. A lire dans l’interview.

sebastien | Entreprise 2.0, Travail collaboratif, Wiki, interview | Pas de commentaire Aller en haut de page

Dapper : un service pour extraire des données structurées mais non déclarées comme telles, et générer des flux

17 mar, 2008

Présentation

Dapper est un service qui repère au sein de pages web des patterns de données structurées, mais non déclarées comme telles.

Une application spectaculaire de ce service est Where are trains, réalisée par Olivier Gosselin, et qui affiche en temps réel la localisation des TGV sur le territoire français :

Where are trains

Les données sont extraites avec Dapper à partir d’un tableau disponible sur le site Gares en mouvement (SNCF )

Gares en mouvement

Il en résulte un Dapp :

Dapp

A partir duquel on peut réexporter les données dans différents formats

Dapp Export

J’ai testé pour vous

De façon bien plus modeste, j’ai fait mouliner par Dapper la zone Actu (un tableau html) située en page d’accueil du site de la municipalité de Villeparisis – où j’habite (le site ne proposant pas de flux RSS…).

Actu Villepa

Et hop! le flux RSS des Actus :

Actu RSS Villepa

Dapper est relativement « intelligent » : vous cliquez dans le champ de données qui vous intéresse, puis s’il en retient trop vous cliquez de nouveau pour enlever le surplus, et assez rapidement il arrive à cerner ce que vous lui souhaitez extraire.

On peut imaginer d’autres usages : je viens d’essayer de générer un flux RSS à partir d’un tableau alimenté sur un wiki, et un widget flash à partir d’une liste délimitée par des titres sur cette même page du wiki.

C’est ici : http://vutest2.pbwiki.com/TestDapper (key : explorateur) ; et ça marche pas mal du tout.

Il faut juste laisser le temps au service de rafraîchir les données dans le flux – et se limiter à l’ajout de ces dernières là où elles sont attendues.

Ajout : en fait le résultat est assez aléatoire à partir de la page du wiki… alors que ça fonctionne parfaitement dans l’exemple de la rubrique Actu du site de Villeparisis. J’ai l’impression qu’il faut délimiter proprement le bloc de données : en particulier que les éléments qui l’entourent soit « fixes »..?

sebastien | Outils, RSS, Usages, Wiki, mashup | 2 Commentaires Aller en haut de page

ExplorCampParis5 : support utilisé à la table « wikis »

14 mar, 2008

Ce matin avait lieu la 5ème édition des ExplorCamps à Paris, à la Cantine rue Montmartre.

A cette occasion j’ai animé une table sur les wikis. Voici le support utilisé (légèrement revu avant mise en ligne).

Ajout 16/03 : un billet sur la prise en compte du phénomène « Entreprise 2.0″ (wiki inside) par les gros acteurs traditionnels du logiciel pour entreprises : ReadWriteWeb.Com

sebastien | Confiance, Entreprise 2.0, Hypertexte, Pratiques, Travail collaboratif, Usages, Wiki, explorcamp | Pas de commentaire Aller en haut de page

Interview : rédaction collaborative sur wiki, du Journal du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche

12 mar, 2008

Patrick Gilles (Chargé de mission TIC, système d’information & évaluation), nous explique la façon dont le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche) s’est doté d’un wiki afin de permettre la rédaction collaborative de son Journal.

Interview réalisée par e-mail pour Valeurs d’Usages.

Pouvez-vous nous dire dans quel contexte a été engagé ce processus de co-rédaction via un wiki ?

La mise en place d’un wiki pour le journal du Parc s’est faite à l’occasion de la préparation du premier numéro.

L’objectif était de permettre à l’ensemble des membres de l’équipe du Parc (16 personnes) de participer à la rédaction de ce journal.

En charge des TIC, et plus particulièrement des nouveaux usages qui en découlent, j’ai proposé à ma Direction de « tester » ce nouvel outil de travail collaboratif.

Quelle solution technique avez-vous retenue ?

Le wiki utilisé est WikiNi (ndr : logiciel libre sous licence GPL). Comme l’indique la notice de présentation, il s’installe en une dizaine de minutes sur un serveur web supportant Php et une base de données MySQL.

Ensuite, tous les paramétrages se font via le navigateur web.

Un logiciel libre : choix délibéré ?

Le choix du libre s’est fait par « philosophie » (le Parc s’est engagée dans un politique en faveur de l’usage de solutions libres) et pour des questions de souplesse.

De quel budget disposiez-vous ?

Aucun budget n’avait été prévu pour l’acquisition d’une application répondant à nos besoins. Le recours à une solution open source gratuite s’imposait donc.

De quelle façon a été accueilli le wiki parmi vos collaborateurs ?

Le projet d’utiliser le wiki a été présenté en réunion d’équipe. Le mot « wiki » a fait sourire pas mal des mes collègues qui n’avait pas connaissance de ce type d’application. Une démonstration a suivi pour démontrer la facilité d’usage.

Globalement le projet a été facile à vendre, dans la mesure où aucune habitude de travail n’existait avant, puisque la création du journal a été à l’origine de la création du wiki. Aucune forme de « résistance au changement » n’a pu donc se manifester.

Tout le monde a bien joué le jeu et nous n’avons eu recours à aucun autre support pour préparer ce premier numéro (et les suivants).

En pratique comment est utilisé le wiki ?

Le wiki permet de rédiger les 16 pages du journal. Tous les chargés de mission du Parc peuvent y accéder, soit pour rédiger eux-même un article dont ils ont la responsabilité (choix défini en comité de rédaction), soit pour relire les articles des autres.

Ce wiki est également ouvert à un journaliste qui a pu effectuer un travail de re-writting, ainsi qu’au graphiste en charge de la conception du journal. Ces deux personnes sont externes à l’équipes et interviennent comme prestataires.

Pour procéder à la conception et la mise au net du journal, le graphiste récupère tout depuis le wiki par simple copier/coller vers Quark Xpress, puis il nous envoie les BAT (bon à tirer) au format PDF. Une fois les BAT validés, il transmet les fichiers nécessaires à l’imprimeur.

Qu’en est-il de la gestion des droits d’accès ?

Pour les 2 premiers numéros, le wiki était ouvert et accessible sans mot de passe. On a préféré lui donner d’entré de jeu un caractère non contraignant, chacun pouvant rédiger, consulter et commenter librement les contenus des uns et des autres. Je pense que cette « liberté » d’accès a été appréciée et quelle a réellement participé au succès du wiki.

Par la suite, le wiki qui initialement était le WikiJournal est devenu le WikiParc, comprenant une section journal parmi d’autres.

Cette restructuration s’est accompagnée d’un changement des modalités d’accès avec le passage par une étape d’identification, qui ne correspond pas pour autant à une logique de cloisonnement, mais bien plutôt au souci de permettre à celui qui se connecte, d’accéder directement aux contenus qui le concernent.

Quid des besoins de formation ?

Parler de formation serait un peu exagéré. Nous avons simplement profité d’une des réunions d’équipe hebdomadaires pour faire un tour d’horizon de l’outil avec l’ensemble des personnes concernées, en portant notamment une attention particulière aux règles de formatage (la syntaxe wiki).

Une stratégie pour faciliter l’usage du wiki ?

Nous avons mis en place un gabarit de page qui permet de naviguer très facilement dans le wiki, depuis un pied de page standard.

Par ailleurs, le responsable éditorial de chaque numéro procède toujours de la même manière, afin que chacun s’y retrouve et sache exactement ce qu’il a à faire.

Chaque numéro dispose ainsi d’une page d’accueil, à chaque fois identique, sur laquelle on retrouve (notamment) un lien vers une page « chemin de fer ». Depuis cette page on va retrouver la liste de tous les articles prévus, avec le nom du rédacteur et un lien vers la page de rédaction.

Enfin, sur chaque page de rédaction on retrouve les informations utiles au rédacteur (nombre de signes attendus, angle d’attaque à donner à l’article, nombre de visuels attendus avec informations relatives à leur nommage ainsi que l’emplacement où les déposer).

D’autres « recettes » pour faciliter l’appropriation du wiki ?

Nous nous sommes mis à l’écoute des utilisateurs : à l’issue de la rédaction du premier numéro du journal, ils ont été invités à faire part de leur retour d’expérience, et nous avions convenu que si l’utilisation du wiki ne donnait pas satisfaction, on l’abandonnerait pour les numéros suivants.

Nous avons également veillé à ce que l’appropriation du mode de fonctionnement du wiki se fasse de manière progressive. Ainsi, concernant l’appropriation de la syntaxe propre au wiki, cela se traduit par la démarche suivante : pour leur premier contact avec le wiki, les utilisateurs sont invités à considérer ce support de rédaction comme du « papier brouillon », sans avoir à focaliser sur la forme. Seul compte le fond.

Progressivement, quelques uns vont vouloir mettre un titre en gras ou un paragraphe en italique. Dès lors, au fur et à mesure des demandes, la page « AideWiki » s’enrichit des règles de formatage indispensables. Mais contrairement à la page par défaut « règles de formatage » de wikini, celle-ci ne contient que ce qui est réellement attendu par les rédacteurs.

On bénéficie ici de toute la souplesse d’un wiki pour faire évoluer cette page d’aide au gré des besoins des utilisateurs.

Enfin bien entendu, il faut transmettre sa propre motivation et être quasi « incollable » sur l’application lors des démonstrations, et mettre en avant les points forts, notamment en insistant sur la simplicité d’utilisation.

Quel bilan tirez-vous ? Des perspectives ?

Comme je le disais, aujourd’hui non seulement on continue d’utiliser le wiki pour les nouveaux numéros du journal mais en plus, de nouveaux « débouchés » ont été trouvés : préparation du bilan d’activité, rédaction d’une plaquette d’information, rédaction d’un dossier de communication institutionnelle.

Pour chacun de ces projets, ce sont 3 à 9 personnes qui sont concernées.

Merci !

Contact

Patrick GILLES
chargé de mission TIC, Système d’information & Evaluation
Parc naturel régional des Monts d’Ardèche
pgilles@parc-monts-ardeche.fr
www.parc-monts-ardeche.fr

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Wikis et organisations : une vidéo et une thèse

12 mar, 2008

Deux ressources intéressantes sur l’usage et la pratique des wikis au sein des organisations :

  • Intervention filmée de Benoît des Ligneris, « Les wikis dans un contexte gouvernemental », conférence WebEducation (organisée par les services gouvernementaux du Québec) du 13 décembre dernier (vidéo accompagnée de slides et d’un billet ; approche globale, enthousiaste et éclairante sur le sujet).

  • Wikibility of Innovation Oriented Workplaces – The CERN case – Thèse de Master Communication et Economie, Vincenzo Cammarata, à consulter et télécharger ici.

    Résumé de l’auteur : « The value of this work is the approach: 1. I link the use of Wiki, and more in general E2.0, to Innovation production and so to the Competitive Advantage of an Organization. 2. The Organizational Culture perspective that is not linked with the use of technology but with the way to work. The propose of a Wikibility Audit is the result of this approach to E 2.0 and the link with ROI) » (un large tour du sujet).

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Insérer des Quicktags personnalisés dans l’éditeur Wordpress

06 mar, 2008

MakeUseOf.com nous rappelle qu’il est possible d’insérer facilement des Quicktags personnalisés, dans la barre de l’éditeur Wordpress.

En l’occurrence j’utilise ici la balise h4 pour créer des intertitres, et il me sera bien utile de disposer du bouton correspondant.

Mode d’emploi :

  • Copier une entrée existante du fichier /wp-includes/js/quicktags.js.
  • La coller à la position voulue parmi les autres (correspond à la position dans la barre quicktags).
  • Modifier les valeurs qui sont entre guillemets simples.

code h4

Résultat :

quicktags

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Répétition générale

05 mar, 2008

Si la sérendipité c’est le fait de tomber par hasard sur ce que l’on aurait voulu trouver, et bien la vidéo qui suit illustre à merveille mon septicisme du moment.

Le titre original est DOLL FACE.

Animation dénichée via Smashing Magazine (parmi 24 autres).

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Veille des élections, petite citation

04 mar, 2008

«Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur ; elle est esclave de son bien-être, et l’homme qui doit l’enchaîner peut paraître.»
Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Volume II, 1840.

« Mais il ne faut pas qu’elle leur suffise« … quelle tragique résonance. A supposer qu’elle ait conservé ses fondements, la servitude volontaire du 21ème siècle aura pour elle d’incommensurables moyens. Et vice et versa, et boule de neige.

Quel rapport avec les NTIC ? Hum.. identités numérisées, économétrie de l’attention, génomes séquencés et autres discrètes discrétisations… toutes choses intimes mises aux enchères (mais heureusement encore infiniment inégales par ailleurs).

Tout est facile : plug yourself & play. C’est jouissif, c’est l’heure du bien-être 2.0.0.8

Enfin comme disent les uns : « A vous de juger » ; et d’autres : « Enjoy yourself« . L’ironie ici : c’est le grand Ordinateur lui-même qui nous offre, de plein droit, ce texte libre à lire.

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Editeur standard Wordpress + copier/coller de caractères « spécieux » depuis un PDF = flux RSS HS

03 mar, 2008

Sur le blog collectif des Explorateurs du Web, sont automatiquement relayés les billets publiés par chacun d’entre eux (c’est le cas pour les miens).

Samedi soir, alors que j’avais dans la journée mis en ligne deux nouveaux billets, j’ai noté qu’un seul d’entre eux avait transité jusque sur le blog des Explorateurs. Qui plus est, en lieu et place des accents, apparaissaient des caractères spéciaux.

En visualisant directement le flux du blog dans mon navigateur, j’ai constaté qu’il était vide ! Comme je n’avais pas touché à ma configuration, j’ai supposé dans un premier temps que le problème provenait de Feedburner, par lequel transitent mes flux RSS (via le plugin FeedSmith).

Un tour dans l’interface de gestion de Feedburner ne m’apprend rien, aussi je tente de « burner » de nouveau le flux. Et là j’obtiens un message qui me dit en gros : « Le flux est illisible. Cela peut être du au fait que vous avez inséré des caractères spéciaux dans vos billets ».

Bingo. Je me souviens qu’en publiant ce billet, j’ai copié/collé du texte depuis un document PDF, et que j’ai du supprimer quelques caractères spéciaux. Je vérifie de nouveau le contenu du billet dans l’éditeur Wordpress (l’éditeur standard, pas le wysiwyg) : j’ai pourtant bien nettoyé toutes les scories…

Je « dé-publie » le billet pour en avoir le coeur net : le flux est rétabli !

En copiant/collant alors le contenu de la zone de saisie de l’éditeur Wordpress, vers le Notepad de Windows (éditeur de texte), je m’aperçois qu’il reste quelques caractères spéciaux, qui étaient invisibles dans l’éditeur Wordpress (dans le navigateur).

Après nettoyage du texte, recopie dans l’éditeur Wordpress, et republication du billet, tout est revenu en bon ordre de marche.

Plug & Play le Web 2.0, qu’ils disent…

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Entreprise 2.0 Essentials Kit (par Socialtext)

01 mar, 2008

Socialtext (fournisseur du wiki éponyme) propose au téléchargement un « Entreprise 2.0 Essentials Kit« .

il s’agit d’une compilation de documents, principalement des analyses de cabinets de conseil (IDC, Gartner,…) ou des documents maisons. On y trouve également le chapitre de Wikinomics consacré justement aux wikis, ou encore des Customer Case Study Briefs relatifs au déploiement de cet outil au sein de diverses organisations.

Bien entendu c’est avec des morceaux de Socialtext dedans…

Toujours utile, en tous les cas, pour nourrir des argumentaires ou réviser sa liturgie.

A télécharger : ici

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Notes de lecture d’un article « Management des signaux faibles » (mise en parallèle avec l’usage d’un wiki)

01 mar, 2008

Référence de l’article

*Note* : J’ai été frappé par la grande proximité entre les processus décrits dans cet article, et certains aspects relatifs à l’usage des wikis.

Je le signale à chaque fois que c’est le cas.

Deux éléments directeurs

L’introduction de l’article précise deux grandes lignes qui auront guidé la réalisation de ce dispositif de veille :

L’apport d’autres champs disciplinaires [...] a permis de déterminer, de façon conceptuelle tout d’abord et pratique ensuite, les contours d’un dispositif empirique

Et la mise en œuvre de modalités bottom-up :

Contrairement aux dispositifs existants qui dédient spécifiquement des acteurs à la veille stratégique, nous considérons que chaque acteur, quelque qu’il soit, doit faire partie du système de veille informationnelle.

Référence au perceptron

Les auteurs renvoient tout d’abord à des études sur les réseaux neuronaux, en particulier ils en appellent au perceptron, une modélisation des neurones biologiques.

Un perceptron est alimenté via plusieurs canaux par autant de signaux, chacun de ces signaux étant multiplié par un coefficient qui lui est propre, avant son agrégation avec les autres au sein du perceptron, sous forme d’un signal unique.

Ce signal résultant, interne, est donc une somme de tous les signaux auxquels on aura préalablement appliqué leurs coefficients propres (<0 : la valeur du signal est inversée ; 01 : le signal est amplifié).

Un autre caractéristique du perceptron, est de présenter un effet de seuil : au-delà d’une certaine amplitude, le signal interne sera émis vers le réseau, à l’adresse d’autres neurones.

C’est par ajustements progressifs des coefficients, qu’on permet à la structure de réagir en discriminant les signaux utiles parmi du bruit.

Analogie : un réseau neuronale de veilleurs

Par analogie (tout en prenant la précaution de souligner que comparaison n’est pas raison), les auteurs envisagent de penser dans leur dispositif, les acteurs de la veille, comme autant de neurones au sein d’un réseau.

Ainsi chaque acteur va traiter les signaux que lui soumet son environnement, en leur appliquant dans un premier temps des sortes de « coefficients », c’est à dire en minimisant ou amplifiant ces signaux, par rapport à ce qu’il considère comme du bruit.

Dans un second temps il retransmettra (ou non) au réseau, les signaux qu’il aura préalablement intégrés, en fonction de son seuil de sensibilité.

Ces processus de prise en compte, et de retransmission des signaux, sont influencés par des facteurs que les auteurs décrivent dans un modèle dit « HMI » :

Lire la suite du billet »

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La collaboration en image

29 fév, 2008

Je ne résiste pas à partager avec vous cette image, dénichée il y a quelques temps déjà sur le site Le Reveil (institut médicosocial).

Collaboration

On dit souvent qu’un dessin vaut mille mots. En l’occurrence ça en dit long, vous ne trouvez pas ?

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WikiSpot : un wiki ingénieux

25 fév, 2008

WikiSpot est une ferme à wikis, qui propose ses services gratuitement pour tous les usages collectifs et non lucratifs (en particulier pour la mise à disposition d’informations géolocalisées).

La plateforme est motorisée par Sycamore Wiki développé en Python sous licence GNU GPL, et offre un certain nombre de fonctionnalités très astucieuses.

Quick Edits

Ce « feature » est un parmi d’autres qui révèlent, à mon sens, un effort de réflexion de la part de la communauté en terme d’usages.

Il facilite les modifications mineures (corrections de fautes d’orthographe, grammaire, typos, liens mal formés, etc.) de la façon suivante :

On sélectionne une « section » (un bloc qui fait sens unitairement : liste à puces, paragraphe, lignes séparées par des retours à la ligne, etc.) en double-cliquant dedans :

qe1

La section apparaît alors surlignée avec un bouton « edit » annexé :
qe2

On peut ainsi éditer le contenu « en contexte » (in place) :

qe3

Comme il s’agit de modifications mineures, elle ne vont pas surcharger le suivi des pages défini individuellement par chaque utilisateur (watched pages) au moyen de sa page « Bookmarks ».

Quelques macros

Les macros s’utilisent en insérant un petit bout de code (avec paramètres) entre doubles crochets.

Macro Stop
En insérant simplement [[stop]] à la suite d’une discussion qui s’avère polluer une page, on génère un lien vers la sous-page /Talk avec le message suivant :
stop

Macro Address
L’insertion d’une adresse sous la forme

[[address(1600 Pennsylvania Avenue, Washington, DC, 20500)]]

va provoquer son affichage sous forme de texte ordinaire.

Mais un bouton « Map » ajouté automatiquement, permet alors d’afficher la GoogleMap qui géolocalise l’information contenue dans la page.

A noter que pour la France il faut spécifier (je n’ai pas réussi autrement) les coordonnées latitude/longitude.

Ainsi :

[[address("54, Avenue Jean Jaurès, 77270 Villeparisis", "48.939585", "2.611012")]]

affichera

map1

Le bouton « Map » permet d’afficher la carte

map3

Macro Include

En passant les paramètres optionnels « titre », « width » et « align » à la macro Include, on peut insérer au sein d’une page d’autres pages du wiki, avec une mise en page en colonnes (et en spécifiant si on le souhaite l’affichage d’un bouton « edit ») :

include

Macro Comments
Affiche un formulaire de saisie de commentaires. Les commentaire sont ajoutés directrement dans le corps de la page (en bas).

Macro Evènement

Affiche un formulaire de saisie d’évènements (date, lieu, description), ainsi que la liste des évènement déjà enregistrés (fonctionne au niveau wiki).

Conclusion

Bref vous l’aurez compris, je suis enthousiaste vis-à-vis de ce wiki plein de bonnes idées.

Les feuilles CSS sont directement modifiables dans des pages du wiki, de la même façon que les menus de navigation, ou encore que les pages templates, que l’on peut ainsi créer à loisir.

La gestion des ACLs permet de définir des groupes ; lui manque à mon avis une fonctionnalité d’héritage qui permettrait de ne pas devoir définir les droits page par page, mais par branches.

Enfin à noter que l’implémentation d’un éditeur Wysiwyg est en cours d’étude.

En ce qui concerne la localisation, en particulier en Français, la communauté m’a signalé que c’est apparu au fil de l’eau comme un besoin. Je vais essayer de traduire quelques pages pour amorcer la dynamique.

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Wiki(leaks) contre Goliath, ou les limites de la liberté d’expression

23 fév, 2008

WikiLeaksNote : je ne fais ici que soumettre quelques liens sur un sujet complexe qui nécessiterait un véritable travail d’enquête… commentaires bienvenus.

Je m’étais déjà interrogé début 2007 sur la nature du projet WikiLeaks, un wiki basé sur une version modifiée du logiciel de Wikipedia.

WikiLeaks propose un environnement sécurisé pour des personnes (whistleblowers) qui jugent éthiquement nécessaire de porter à la connaissance du plus grand nombre des informations qu’elles détiennent (par exemple des preuves de corruption), mais pour qui une telle action signifie une réelle mise en danger

(plus d’informations sur le « projet » : WikiLeaks:about)

WikiLeaks vient d’émerger dans les Google News de ce début d’année 2008, en raison de ses démêlés avec la justice américaine.

Après divulgation de documents mettant en cause l’intégrité d’une succursale de la banque Suisse Julius Baer, et à peine un mois après les premiers échanges entre WikiLeaks et cette banque, la justice américaine vient d’ordonner la mise à l’index de l’URL wikileaks.org, ainsi que la suppression de tout le contenu du site (cf. article sur Global Integrity).

C’est brutal, mais fort heureusement la réplication de ce contenu sur plusieurs serveurs, ainsi que le dépôt de noms de domaines sous diverses juridictions, permettent aujourd’hui la continuité du service : notamment via wikileaks.be (et d’autres URLs) ; le site est ainsi accessible sur l’adresse 88.80.13.160 située en Suède).

Que trouve t-on d’autre sur WikiLeaks ? Quelques documents plutôt étonnants :

  • Une copie d’un manuel opérationnel pour l’encadrement des prisonniers militaires du Camp Delta de Guantanamo (cité par le Washington Post )
  • Un breifing de la FEMA (Federal Emergency Management Agency rattaché au Département américain de la Sécurité Intérieure) daté du 19 février 2008, à destination des leaders de l’Etat et concernant la destruction récente du satellite espion américain à la dérive.
  • Une information concernant des projets de mise sur écoute sur Skype par la police allemande. (autre article ici)

Plus d’infos sur le sujet

Mise à jour 29 février : Où l’on évoque le soutien apporté à WikiLeaks par diverses associations de défense de la liberté d’expression : news.com

Mise à jour 1er mars : Wikileaks.org de retour en ligne… info ici

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Un billet par erreur (ici)

21 fév, 2008

J’ai publié involontairement hier un billet titré En finir avec « les usages » : réarticuler outils et pratiques. Le temps que je réalise mon erreur, trop tard, la chaîne de signalisation s’était mise en marche (ça va très très vite…)

Juste un mot quand au contenu, qui a donc pu se retrouver dans votre aggrégateur RSS (parce que j’y parle longuement de perceuses…)

J’ai l’intime conviction que la tendance actuelle à déconsidérer les outils en tant que tels, pour ne plus parler que des « usages », est une mauvaise chose.

Pour m’aider à formuler mon propos, j’ai entamé comme exercice la description du positionnement de quelqu’un souhaitant acheter une perceuse.

L’objectif était de voir dans quelle mesure je pourrais ensuite substituer dans le même texte, les termes relatifs au bricolage, par d’autres appartenant au domaine des NTIC. Comme suit :

En finir

Ce texte n’était donc qu’un document de travail…

sebastien | A propos, Hors sujet, Outils | 7 Commentaires Aller en haut de page

Le leitmotiv « usages »

20 fév, 2008

Je suis un peu lassé des discours sur les usages. La sur-utilisation du terme a effacé le bénéfice potentiel qu’on pouvait espérer de leur articulation pour dépasser les contraintes et conflits qui pèsent. Autrement dit la dimension politique inhérente aux pratiques.

On ne bâtit rien, on dresse des listes d’ »usages »… toutes les mêmes.

Parler de pratiques, cela voudrait dire élargir la problématique aux limites du conflit (parce que sinon la nature conflictuelle des choses finit toujours par envahir les pratiques).

Parler des outils, ce serait reconnaître que parce que les moyens sont finis, on ne peut pas considérer que tout se vaut (parce que sinon ceux qui ont d’infinis moyens finissent par imposer les outils).

Les ressources, y compris les plus immatérielles telles que l’attention, ne sont pas infinies – si ce n’est pour les crowdsourceurs.

La surabondance de discours incantatoires orientés vers l’abondance des usages, est suspecte. Et c’est peu folichon en plus… on feint l’enthousiasme à chaque seconde, justement parce qu’à ne pas vouloir parler des outils, couche basse, on préfère être fasciné par leur spectacle. Quel ennui quand même…

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Modifier le comportement du bouton droit de la souris, avec AutoHotKey (Windows)

30 jan, 2008

AutoHotKey est un utilitaire pour Windows, qui intercepte divers périphériques d’entrée (clavier, souris, joystick) et permet d’executer un nombre varié de tâches.

Par exemple jouer des macros (scriptées ou enregistrées), créer des « hotkeys », développer automatiquement des abbréviations (type: ‘vamm’->’Veuillez agréer Madame, Monsieur’), « remapper » les périphériques, ou encore gérer des objets GUI (fenêtres, formulaires…).

C’est la fonction de remappage qui m’intéresse ici (cf. billet précedent) pour faire en sorte que les deux boutons de la souris se comportent comme un unique bouton gauche (selon l’orientation par défaut).

Une fois AutoHotKey installé, il m’a suffit de créer un fichier avec le contenu suivant :

RButton::LButton

et de l’enregistrer avec l’extension ahk.
Puis de double-cliquer sur le fichier pour que le script s’exécute.

Note : les possibilités d’usage d’AutoHotKey sont multiples.

J’avais déjà utilisé cet utilitaire dans le cadre d’une mission effectuée pour un centre médico-social, auprès de personnes en situation de handicap mental.

Je voulais tester l’usage d’un clavier alphabétique, sans pour autant investir 35€ pour un résultat improbable (y’a pas de petites économies).

J’avais donc pris un tournevis, réorganisé le clavier, puis généré un script AutoHotKey pour remapper les touches.

A noter qu’AutoHotKey comprend un compilateur qui permet de générer des exécutables autonomes.

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Poisson Rouge : un site très bien conçu pour les enfants

30 jan, 2008

Poisson rouge

Poisson Rouge est un site qui permet à un enfant de s’initier de façon ludique au maniement de la souris, et d’appréhender dans le même mouvement la navigation hypertextuelle.

Les (nombreux) jeux proposés sont plutôt sympas, stimulants intellectuellement et joliment designés.

Notes

#1: Mon avis s’appuie sur le fait d’avoir testé le site avec un enfant de 3 ans. Il m’aura néanmoins fallut trouver une astuce pour modifier le comportement du bouton droit de la souris, source d’une inutile (et pratiquement rédhibitoire) complexité (je détaille dans le billet à suivre comment j’ai procédé avec le logiciel AutoHotKey).

#2: A partir de quel âge faut-il coller son gamin devant un écran..? je me pose encore la question.

sebastien | Formation, Pédagogie, accessibilité | 1 commentaire Aller en haut de page

Supporter l’autre

30 jan, 2008

J’ai pris connaissance de la vidéo qui précède au travers de deux projets très intéressants : Free2B et Hexagone 2008-2014 ( que je vous invite à consulter si vous êtes sensibles à la question de la réappropriation par les usagers des « affaires qui les regardent »).

Je trouve la chute terrible parce que terriblement symptomatique du positionnement réciproque de prétendus sachants (et avant tout marchands) vs des usagers/clients (bien entendu « ignorants »).

Les derniers n’ont (on s’en doute) pas d’autre choix que de consommer, avec d’infinies précautions, l’arrogance experte et prévenue des premiers (voir comment la communication brutalement se coupe…)

J’ai souri devant les réactions touchantes de ces personnes, pour le moins perdues face à un objet dont elles ignorent tout ou presque (sans parler de ce qui se trame derrière…) Mais on peut aussi trouver la situation exaspérante.

On a tous déjà eu à faire à des services de hotline, qui nous ont fait perdre notre temps et de l’argent.

Et puis parce qu’en face des technologies précisemment, on sera tous un jour ou l’autre (si on ne l’a déjà été) demandeur de support. D’une aide.

Quand alors accompagner, assister, aider l’autre, se qualifie uniquement à l’aune de sa valeur marchande… bienvenue dans la société de la connaissance et longue vie à la réduction de la fracture numérique…

sebastien | Confiance, Ethique, Pédagogie, Usages | Pas de commentaire Aller en haut de page

Wiki en entreprise : Bromberg & Sunstein LLP

06 jan, 2008

Le contexte

En attendant de trier d’autres cas d’usages que j’ai recensés, je vous propose de lire ce billet : Promoting Internal Collaboration with an Enterprise Wiki.

Publié sur le site International Legal Technology Association, spécialisé dans la diffusion par des pairs de problématiques d’usage TIC dans le secteur juridique, cet article a été rédigé par Monroe Horn, responsable des systèmes d’information au cabinet juridique/d’avocats Bromberg & Sunstein LLP (Boston, USA).

Il relate leur processus d’adoption d’un wiki et c’est un cas intéressant, d’une part parce que même s’il s’agit d’un wiki destiné à un service IT (note : Monroe Horn y dirige également le service contentieux), l’environnement global est loin d’être de culture « techno » ; intéressant également parce qu’on y évoque la problématique de structuration des wikis.

La problématique

Tout d’abord l’auteur signale que la démarche qui les a conduit à adopter un wiki, n’a pas été le fruit d’un effet de mode ( »déployer du 2.0 à tout prix ») : il était bien question de répondre à des problématiques précises de management. Voici la petite histoire :

Alors que le service est en plein développement (nombre de collaborateur et volume d’activité), les méthodes en vigueur pour partager les connaissances (documents, feuilles de calcul, ou simples échanges oraux) s’avèrent de plus en plus inadéquates : les personnes sont bloquées dans leur travail parce qu’il est impossible de leur fournir rapidement la bonne information.

Des noeuds problématiques sont identifiées :

  • partage des connaissances : un employé rencontre un problème et souvent il se souvient que « quelqu’un » sait « quelquechose » concernant ce problème ; mais pas moyen de se rappeler qui ou quoi.
  • collaboration : besoin d’un outil pour le management des nombreux projets de taille trop modeste pour justifier d’utiliser les outils usuels de gestion de projet ; pourtant un réel besoin de « point central » pour la collaboration.
  • documentation : d’énormes efforts pour préparer des documents Word qui, quand ils ont ensuite besoin de les référencer, s’avèrent difficiles à trouver ; qui plus est fréquemment « out-of-date ».

En ce qui concerne la documentation, tous les collaborateurs se battent avec les systèmes dédiés et couramment utilisés dans le secteur juridique, mais peu opérants pour leurs projets IT.

Ils se rendent compte en effet que les documents hébergés par ces systèmes deviennent rapidement obsolètes.

Ils réalisent également qu’ils nourrissent une documentation relative à des systèmes par nature interconnectés, et qu’ils ont donc besoin d’un outil qui leurs permettent d’interconnecter les documents entre eux.

De fait ils ont besoin d’une structure documentaire qui autorise l’hypertexte, de façon à être en phase avec l’objet documenté qui est lui-même complexe (éthymologiquement et en l’espèce inévitablement).

La solution

Et puis l’auteur et son équipe découvrent les wikis et perçoivent immédiatemment l’énorme intérêt de leur souplesse d’usage, en particulier en ce qui concerne la facilité pour les intrants d’information.

Autrement dit l’intérêt pour documenter, maintenir à jour cette documentation, ainsi que pour hyperlier et naviguer dans l’ensemble.

Ceci étant : le manque de mécanismes de structuration inhérent aux wikis, est perçu comme un handicap dans ce contexte pour élaborer la structure d’information dont ils ont besoin :

« Ce dont nous avions vraiment besoin était quelquechose situé entre le système de gestion de documents, avec ses documents isolés et hautement organisés, et un wiki, avec sa capacité de création et d’édition aisée d’information, de façon ad hoc et non-structurée. »

Ils craignent de se retrouver avec un gigantesque espace de pages « à plat  » (« huge, flat Web of pages ») et inorganisé.

Ils se tournent alors vers Confluence, wiki proposé par la société Atlassian et vendu comme un « Entreprise Wiki ».

Deux caractéristiques retiennent leur attention :

  • la possibilité de travailler sur plusieurs « Spaces », qui se comportent comme autant de wikis indépendants ;
  • la présence de dashboards, qui synthétisent les nouveautés au sein de chaque Space (RSS granulaire + fonction « news » ala blog) et de façon récursive : ainsi le dashboard du Space de niveau le plus haut (Main) offre une vision de la dynamique globale du système.

La mise en oeuvre

Le wiki est découpé en périmètres : un Space est dédié à chaque collaborateur pour y stocker/partager ses informations utiles (un « blog » personnel est encouragé).

Un certain nombre de Spaces sont affectés à des projets : documentation avec pièces jointes (Visio, PDFs ou autres), et ajouts de notes en « news ».

Enfin des Spaces sont dédiés pour monitorer le système d’information : un Space permet ainsi de documenter toutes les configs serveurs.

Un autre nommé Daily Check Space enregistre les check-lists des ingénieurs systèmes, dont le champ commentaire ira alimenter un flux RSS destiné au directeur des systèmes d’information.

L’importance de l’animation des espaces partagés

Conclusion de l’auteur : « la technologie ne fait pas la collaboration ; elle la facilite ».

Il aura ainsi fallu que certains collaborateurs endossent le rôle de « wikEvangelists« , pour que se propage une culture de collaboration : c’est à dire, déjà, que chacun pense à documenter (et de fait partage) son travail sur le wiki.

Ces wikEvangelists ont massivement alimenté le wiki, ils l’ont jardiné ; et ils ont bien entendu tout fait pour inciter leurs collègues à les suivre.

J’aime assez la dernière remarque en guise de bonne pratique :

Ils ont contribué à cette adoption « en ne cessant de poser la même question : Est-ce que c’est sur le wiki ?« 

Note

La problématique de structuration au sein des wikis apparait essentielle.

Qu’il s’agisse de spatialiser l’information en introduisant une pseudo-structure de répertoires ou un découpage en namespaces, ou qu’on évoque la possibilité d’introduire des vecteurs pour assister la réalisation ordonnée dans le temps de tâches, il y a clairement une demande de la part des (futurs) utilisateurs.

Le tout est de savoir comment répondre à ce besoin. J’y reviendrai dans un prochain billet.

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2008 : le 40ème anniversaire de la souris

06 jan, 2008

Tout d’abord je vous souhaite mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui, de ce côté du périscope je dois bien l’avouer, commence plutôt pas mal.

Premiers ExplorCamps les 9 et 10 janvier lors des Rencontres d’Autrans, dont le programme est fortement axé sur les problématiques de collaboration médiatée (avec un angle qui s’annonce à la fois « choc des cultures » et « articulation outils/usages » ; des conférences et des rencontres qu’on espère passionnantes).

Et puis 1050 mètres d’altitude et d’air pur… voilà de quoi s’aérer les neurones et faire le plein de globules (et pas le contraire… dommage).

Mais tiens je réalise avoir négligé l’an dernier, de fêter le 40ème anniversaire du « Spectacle ».

Aussi pour ne pas oublier cette année, je vais m’y prendre dès à présent – ce n’est qu’en décembre, car comme Michel Serres le dit si bien, nous avons déjà perdu la mémoire et la tête (son optimisme m’épate en passant, mais je vais essayer de jouer le jeu) : en 2008 nous fêterons ainsi les 40 ans de la première apparition publique de la souris.

La souris de l’ordinateur bien entendu – car se sera aussi un décanniversaire pour Mickey qui soufflera ses 80 bougies). Son papa est Doug Engelbart, qui impulsa de nombreuses autres innovations.

Vidéo complète chez Google

MouseSite

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Le site des Presses universitaires de France (PUF) passe sous MediaWiki

29 déc, 2007

Si vous vous rendez sur www.puf.com, un message vous invitera à vous rediriger vers la nouvelle mouture du site, signalée comme version beta (quand de fait l’ancien site n’est plus vraiment fonctionnel).

Un article paru ce jour dans Le Figaro nous informe (et l’URL en témoigne) qu’il s’agit d’un wiki.

De quoi retourne-t’il ?

Reconquérir le terrain abandonné aux acteurs technologiques. Si Google veut créer son encyclopédie numérique, pourquoi les Presses universitaires de France (PUF) ne se lanceraient-elles pas dans le Web participatif ?

(concernant l’annonce récente du projet Knol par Google : voir ici).

On se référera à l’article du Figaro pour entrevoir la stratégie des PUF, qui revisite leur logique de catalogue en ligne.

Sur la plate-forme Wiki, gratuite, les Presses universitaires offrent maintenant toutes les entrées du Dictionnaires des sciences humaines, accompagnées d’une bibliographie et de corrélats.

Toutes les entrées certes… mais un maigre extrait.

Chaque fiche comporte un onglet «discussion», où internautes, étudiants, confrères peuvent nourrir le débat avec leurs commentaires.

A noter que cette possibilité est offerte pour l’ensemble des ouvrages des collections PUF (cf. plus bas).

«Notre site devient un moteur de recherche de nos collections avec une arborescence interdisciplinaire colossale, souligne Michel Prigent [président du directoire des PUF]. Les éditeurs doivent fournir des services sur les savoirs et un accès à leur fonds. » Ces découvertes de documents pourront déboucher sur une transaction chez un e-libraire comme Amazon ou Fnac.com.

L’objectif reste donc bien de vendre des ouvrages, et PUF n’a (sans surprise) pas basculé sur une logique ala Wikipedia. L’accès à toutes les références contenues sur le site, n’en reste pas moins très intéressante.

J’ai voulu tester les possibilités de participation. C’est MediaWiki (le moteur de Wikipedia) qui motorise l’ensemble. Une fois inscrit, l’internaute lambda n’aura pas la possibilité de renseigner sa page personnelle… car on ne peut accéder par défaut en édition, qu’aux pages de discussion.

J’ai ensuite effectué une recherche sur « constitution » (intérêt personnel sur ce mot clé, pour avoir participé à NotreConstitution.net). Plusieurs fiches d’ouvrages m’ont été renvoyées, et j’ai renseigné la page Discussion de l’une d’entre elles.

A noter que les recherches s’effectuent par défaut sur l’ensemble des namespaces du wiki :

Puf:recherche

Résultat : la page de discussion contenant ma contribution apparait désormais en 9ème position des résultats pour « constitution » contenu dans le titre des pages (puisque cette page existe désormais) :

puf:discussion

Fin de la période d’essai (beta) en janvier. A suivre…

sebastien | Wiki | Pas de commentaire Aller en haut de page

Premier ExplorCamp Entreprise

19 déc, 2007

Les Explorateurs du Web ont organisé ce mardi leur premier ExplorCamp Entreprise, pour le compte d’un grand groupe bancaire français.

J’y animais une table sur le thème : « Coécriture, coopération et coconstruction avec un wiki ».

Voici le support (légèrement revu) utilisé à cette occasion :

Liens vers les ressources présentées dans les slides :

Retours d’expériences (banque/finance)
Wells Fargo
Desdner Kleinwort Wasserstein
Shore Bank
Morgan  Stanley
Prager, Sealy & Co
Manning & Napier Advisors Inc

Au sujet des wikis
Vidéo Commoncraft : pour comprendre les wikis en 3 mn et 52 s.
Dossier Business Week
Wiki Patterns (et le blog)
Wiki des ExplorCamps

Ouvrir un wiki en ligne gratuit
http://pbwiki.com
http://wik.is MindTouch
http://wetpaint.com
http://wikispaces.com Gratuit si ouvert en lecture
http://www.wikidot.com
http://www.netcipia.com XWiki

voir aussi : http://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_wiki_farms

Installer un wiki Open Source
MediaWiki moteur de Wikipedia
DokuWiki
DekiWiki MindTouch
TWiki
XWiki

voir aussi : http://www.wikimatrix.org/ (comparateur multi-critères) et http://wikiindex.org/Category:Wiki_Engine

Solutions commerciales
Atlassian Confluence
XWiki
SocialText

sebastien | Entreprise 2.0, Formation, Pédagogie, Wiki | 5 Commentaires Aller en haut de page

DivX Pro 6.8 gratuit pour les fêtes

11 déc, 2007

Pas grand chose à rajouter au titre, sinon qu’il est question d’économiser 19,99 €.

Source : Le journal du geek

sebastien | Brève, video | Pas de commentaire Aller en haut de page

WikiPatterns : le livre

04 déc, 2007

Vous connaissiez probablement l’excellent Wikipatterns.com, réalisé par Stewart Mader de la société Atlassian (Confluence), qui rencense un certain nombre de shémas, ou situations auxquelles on est fortement susceptible d’être confronté lorsqu’on fait usage de wikis.

Chaque pattern décline ainsi une problématique, son contexte, ainsi qu’un certain nombre de réponses possibles (parce qu’éprouvées sur le terrain du réel).

Stewart Mader a rédigé à partir de là un guide pratique, ainsi présenté :

Ce nouvel ouvrage servira au moment où vous vous dites “Ok j’ai installé le logiciel – et maintenant je fais quoi ?” Il s’attache particulièrement à l’usage du wiki en entreprise (ndt:organizations) , et vous apporte des réponses concrètes et éprouvées.

Alléchant. On peut découvrir ici le premier chapitre.

sebastien | Brève, Entreprise 2.0, Lectures, Travail collaboratif, Usages, Wiki | Pas de commentaire Aller en haut de page

Wiki-Wiki : « vite » en Hawaïen

25 nov, 2007

J’ai récemment essayé (échange par e-mail), de mettre en parallèle wikis et CMS, en partant bien entendu de leur facilité commune d’édition des contenus.

Puis tenté les différences… périmètre d’une participation +/- exogène ; contenus +/- évolutifs par rapport à l’état de leur accouchement, notamment par hyperliens avec du neuf ; présence ou non de hiérarchisations (contenus, rôles éditoriaux,..) « en dur ».

Puis aux limites : un wiki pour « publier » pourquoi pas (même si nativement pas de gabarits, ni « flux de tâches », ni « rôles éditoriaux ») : pas adapté a priori pour un tel usage…? on peut tout à fait sortir « propre » : http://www.blogworldexpo.com/home/ .

Un CMS pour partager au service d’un projet, d’accord, mais la/sa structuration +/- déterminée a priori, ne rend-elle pas difficile une lecture du projet réajustée ultérieurement ? Et le fait qu’il associe contenu <-> auteur, et tend à figer l’information à un instant t de publication.

Et puis surtout il n’incite pas à l’effort qu’impose le wiki : considérer (tendanciellement) les contenus comme unique contenu collectif, hypertexte et partagé, que ce soit en terme de paternalité ou de révisions, d’élaboration ou de mise en consistence de l’ensemble.

Wiki s’il faut un brin d’agilité donc ; les « CMS » pas vraiment conçus pour (par design). Et cet effort potentiellement payant : non plus la machine qui dicte les rôles, donc arriver à s’entendre ; juxtaposition des discours, si et seulement si un langage commun, finalement au service du projet ; effectuer les synthèses/choix, donc la problématique d’un bon management ramenée au centre.

Pourquoi revenir sur l’éthymologie de « wiki » ( »vite ») ? Pendant un certain temps j’ai évité de l’envisager par cette face là. Certaines critiques y allaient fort en effet (vite = baclé ; vite = irréfléchi ; vite = suspect…), et il est parfois difficile de vaincre les conservatismes s’il en est, par là même par où ils arrivent. Sans compter que derrière chaque virulence sa part de vérité…

Et puis les wikis désormais, ce n’est pas seulement un mot qui monte, mais aussi des briques au sein de diverses solutions de « gestion de contenus », au sens large. Du moins des « briques wikis » annoncées comme telles.

Donc j’ai voulu tester un CMS libre et complet (en version récente) : Drupal parce que j’en ai entendu parlé récemment (de vive voix, mais également ici). Première impression : très bien fait, riche de possibilités de personnalisation/extension, se comporte bien, et parait-il proprement écrit en php (conclusion : je m’engagerais a priori en confiance sur un projet avec ce logiciel).

Dans le même temps Drupal est suffisamment riche pour qu’il faille un temps certain pour piger l’interface d’administration, loger les fonctionnalités ; et s’il faut ensuite imaginer les contraintes de la formation des utilisateurs… ce n’est définitivement pas un wiki « éthymologiquement ». On ne le réservera pas aux mêmes usages.

S’il s’agit d’outiller, et en particulier sans délais, un écosystème de partage, d’échange et de capitalisation d’information ; de nourrir ainsi au pied levé la base de données la plus simple possible des artefacts de la collaboration autour d’un projet, et qui soit perenne et interopérable, pour peu qu’on étudie en amont les critères de formats et d’extensions ; voilà un cas de figure où il me semble typiquement qu’un wiki dé-niche sa valeur d’usage.

Une valeur intimement liée au facteur temps (et on usera alors du « vite » décomplexé), quand comme ici la mise en oeuvre et l’apprentissage de l’outil (de ses fonctionnalités) sont très rapides, mais aussi parce qu’un certain nombre des bénéfices attendus peuvent être adossés à une métrique temporelle.

Ainsi du temps économisé pour trouver la bonne information en requêtant un wiki vs une multitude de messages e-mails éclatés, le temps gagné à ne pas gérer des carnets d’adresses vs le temps perdu à ré-adresser les messages importants et mal envoyés/reçus, le temps passé par un nouvel employé (ou temporaire…) à trouver les bonnes informations, et à jour, etc.

sebastien | Entreprise 2.0, Temps, Travail collaboratif, Wiki | 1 commentaire Aller en haut de page

Mise à jour Wordpress : 2.0.4 -> 2.3.1

17 nov, 2007

L’opération de m.à.j. : facile

J’avais procédé il y a quelques temps sur ce blog, à la mise à jour du plugin antispam Askimet. L’ancienne version laissait en effet passer de plus en plus de commentaires indélicats ; cette opération aura été bénéfique.

En revanche je n’avais pas noté que je n’avais plus la possibilité de visualiser et supprimer les spams filtrés (bug dans l’interface admin).

Aussi contrevenant à l’élémentaire et sage principe qui en matière d’outils nous dit « Ne touche surtout à rien un vendredi soir »… je viens de procéder à la mise à jour de Wordpress de la version 2.0.4 vers la 2.3.1

Sauvegarde de la base de données et des fichiers… un moment d’angoisse… et une bonne surprise : l’opération s’est déroulée sans le moindre problème en moins de 5 minutes (un seul plugin à mettre à jour : Category Tagging)

Premières impressions

Première conclusion : je vais probablement revenir à l’éditeur Wysiwyg.

  • Un comportement plus « sain » : plus de repositionnements impromptus du curseur, par exemple lors de l’insertion d’images ou de changement de paragraphe ;
  • Des onglets pour basculer entre affichages « Visuel » et « Code » (html) : pratique pour corriger les attributs des balises autorisées (par contre on ne peut toujours pas s’affranchir du nettoyage automatique du code ; pour insérer par exemple une vidéo DailyMotion, il faut encore aller décocher l’option « utiliser l’éditeur visuel »)
  • Correcteur d’ortographe : plutôt pratique.
  • L’aperçu d’un billet n’est plus positionné juste en dessous : il faut cliquer sur un lien pour l’ouvrir dans un nouvel onglet (ce n’est pas plus mal).

A noter un nouveau champ pour associer des « tags » aux billets (il semble que cette fonctionnalité constitue le gros des changements effectués sur la structure de la base de données.) Plus qu’à tester.

La gestion des commentaires : plus pratique. Et un système de notification des plugins qu’il est possible de mettre à jour.

Et puis enfin j’ai l’impression que Wordpress est nettement plus rapide (à vérifier à l’usage, et l’occasion d’aller plus loin en allégeant/nettoyant mes fichiers…)

Voir aussi : liste des fonctionnalités de la 2.3

sebastien | WordPress | 2 Commentaires Aller en haut de page

TiddlySnip pour synthétiser du texte sourcé avant intégration au sein d’un document sous forme de citations

16 nov, 2007

Connaissez-vous TiddlyWiki ?

TiddlyWiki est un WikiPersonnel, dont la principale caractéristique est qu’il s’execute dans un unique fichier HTML, qui comprend à la fois le javascript, les données structurées dans des balises div, et les informations de style CSS.

(il suffit de copier en local un fichier HTML pour disposer de son WikiPersonnel, qui plus est transportable – sur une clé USB par exemple !)

TiddlyWiki permet d’éditer non pas des pages (puisqu’il consiste en une unique page) mais des « tiddlers » (sorte de « billets »). Ces derniers peuvent être hyperliés entre eux, et on peut leur associer des tags.

Leur édition s’effectue « en contexte » : le formulaire apparait à l’endroit où se trouve les tiddlers, qui sont mobiles au sein de la page. Leur déplacement ou leur apparition à la position courante, s’appuie sur des effets de smooth-scrolling plutôt bien sentis.

Le besoin : sourcer facilement ses citations

Cela fait un moment que cherche une combinaison d’outils qui faciliterait l’extraction de portions de textes à partir de pages web, à fins de citations dans le cadre de la rédaction d’un document sur un sujet donné ; typiquement un billet sur un blog.

Un critère d’usabilité sera de ne pas avoir à basculer entre plusieurs outils/fenêtres.

J’ai testé plusieurs solutions comme ScrapBook qui ne correspondent pas à mon besoin, car elles effectuent des copies locales, sans liens entre elles, qu’il est ensuite fastidieux d’assembler.

Google Bloc Note aurait pu faire l’affaire, s’il permettait de sélectionner toutes les notes ensemble, pour les copier d’une passe dans l’éditeur du blog (je n’ai pas l’impression qu’on puisse).

La solution : TiddlySnip

TiddlySnip est une extension pour Firefox qui fonctionne de concert avec TiddlyWiki et permet notamment, lorsqu’on sélectionne du texte sur une page, de générer un nouveau « tiddler », dont le titre sera par défaut celui de la page en cours de consultation (autrement dit sur un blog, le titre du billet associé au nom du blog).

Cette information est modifiable au cas par cas dans un formulaire avant enregistrement dans TiddlyWiki ; tout comme les tags associés (libres ou à choisir dans une liste qu’on aura prédeterminée).

Il est possible de paramétrer l’ajout automatique, en bas du tiddler résultant, d’un lien « Source » vers la page d’origine.

TiddlySnip gère enfin la redondance : si on tente d’assigner à un nouveau tiddler le titre d’un tiddler existant, il propose soit de remplacer le contenu de ce dernier, soit de l’annexer à sa suite.

Méthode pour l’extraction de textes sourcés

Si on extrait du texte à partir d’un unique billet (utile s’il est long par exemple), il suffit de valider à chaque fois l’enregistrement du même tiddler (même titre), en demandant d’annexer le texte à la suite de celui préexistant.

Si on travaille à partir de plusieurs billets sur un même sujet, on pourra remplacer le titre proposé à chaque fois, par un même titre aisément mémorisable (exemple : si on procède à des extraits de citations quant à Google Open Social ; on pourra nommer le tiddler « GOS »).

On utilisera là encore la fonction d’annexage, sachant que chaque extrait sera renseigné dans le corps du tiddler avec son propre lien « Source ».

Quelques copies écrans pour illustrer :

Selection du texte dans la page web
TiddlySnip

Click-droit -> Envoi vers TiddlySnip avec choix d’un tag
TiddlySnip

Formulaire d’enregistrement (titre, tags, texte, source)
TiddlySnip

Le tiddler créé dans TiddlyWiki
TiddlySnip

Selection d’un autre bout de texte sur la même page : redondance du titre -> « append »
TiddlySnip

Synthèse des deux extraits sourcés
TiddlySnip

Remarques

Cette méthode de travail a pour avantages : de s’appuyer sur des logiciels libres ; de mettre en oeuvre des solutions légères ; d’être gratuite.

Une limitation cependant : TiddlySnip permet de copier uniquement du texte brut. La prise en charge du HTML est cependant annoncée (permettrait de récupérer les hyperliens et les attributs de formatage du texte). Comme il s’agit d’une extension Firefox, il n’y a qu’à attendre la mise à jour.

Dans les options il est également possible de déterminer si TiddlyWiki s’ouvre après une copie ; pratique pour annoter l’extrait et/ou compléter les hyperliens et attributs de texte (non transmis pour l’instant) si on ne l’a pas fait dans le formulaire (je pense comme je l’ai dit qu’il est opportun de travailler dans un seul espace -fenêtre/onglet- dans le navigateur ; cette option peut justement se paramétrer ainsi – ouverture dans l’onglet courant).

A noter enfin que j’utilise un troisième outil pour effectuer des bookmarks temporaires ; les pages d’origine n’ont en effet d’utilité dans ce contexte qu’à alimenter le billet, où elles seront définitivement sourcées.

J’ai donc installé l’extension Read-it-later pour Firefox, qui permet de parcourir, en les « dépilant », plusieurs sites ainsi bookmarkés (permettant là encore de travailler dans un unique onglet du navigateur).

Plus d’infos

Je pense effectuer une démonstration de cet usage d’un WikiPersonnel lors du prochain ExplorCampParis4 le 12 décembre prochain.

L’occasion de voir bien entendu comment on peut ensuite gérer ces synthèses de textes au sein du wiki.

Quant à TiddlyWiki c’est un outil riche : de nombreuses extensions et possibilités de personnalisation sont disponiles. Voir par exemple TiddlyThemes, ou encore TiddlyTools, ou les références sur le Wiki de la communauté.

Des adaptations server side existent également dont TiddlySpot, qui fonctionne avec TiddlySnip.

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The Catalogue – profiling 3.0 ?

15 nov, 2007

Le fait d’évoquer récemment le concept d’homme-sandwich 2.0 mis en oeuvre par Facebook, m’a poussé à fouiller dans mes bookmarks… et j’ai retrouvé ce que je cherchais.

Il s’agit de la vidéo The Catalogue réalisée par Chris Oakley. Un avant-goût du ciblage au 21ème siècle ?

The Catalogue

The Catalogue

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Réseaux sociaux : « amis » en pagaille… mais l’art et la manière dans tout ça ?

14 nov, 2007

Le jeune patron de Facebook mentionnait il y a quelques jours à ses futurs annonceurs qu’il allait les aider, eux et leurs marques, « à faire partie des conversations quotidiennes qui se produisent tous les jours entre les membres [du réseau]« .

La mécanique : « les utilisateurs peuvent devenir des fans d’un business, ils peuvent partager des informations à propos de ce business avec leurs amis, agissant en tant que sources de référence de confiance« .

Tout ceci fonctionnant bien entendu à partir du profiling monétisé d’utilisateurs consentants à tout, ou presque.

Le problème : tous les utilisateurs de Facebook savent (ils le reconnaissent) qu’un ami ne signifie rien là-bas. Par transitivité, on en déduira que la source de référence « de confiance » que constitue un inauthentique ami, est donc une inauthentique confiance.

Bref tout est faux. Faux-amis et fausse-confiance – du Guy Debord dans le texte.

A la caisse des supermarchés où l’on vous demande systèmatiquement « Avez-vous la carte de fidelité ? », je réponds toujours que : « non je suis infidèle ». Mais cela ne fait rire que moi ; et rarement sourire en face. J’ai compris qu’on ne plaisante pas avec les avantages gracieusement offerts au consommateur (ar)raisonnable. Tant pis… je préfère papillonner.

Ramenés au contexte de Facebook, les Social Ads ce serait comme croiser un ami qui exhiberait un peu partout sur lui des autocollants : sur le front « J’ai adoré le dernier CD d’Untel » ; sur la poitrine « Je fais mes courses chez MiniPrix » ; dans le dos « J’ai testé les dernières saucisses de la mère Dodu ».

Je ne tourne pas le dos aux réseaux « sociaux » (pas plus que je ne refuse de faire mes courses au supermarché). Comment d’ailleurs nier leur valeur d’usage potentielle : élargir le cercle de ses connaissances, faire des rencontres « opportunes », faire réseauter les produits/services avec lesquels on cherche à vivre ; et probablement d’autres choses qui m’échappe.

Le problème n’est pas tant sur le fond que sur la forme – ou plutôt quand la seconde dénature le premier. Je m’interroge sur les méthodes employées. Est-ce que tout s’achète ? Quand est-ce que c’est du vol ?

Aujourd’hui j’ai reçu un e-mail d’un ami de longue date ! Que devient-il ? : « Machin veut être ton ami sur Facebook« . En fait ce n’est pas lui qui m’a écrit : on a pris son nom et on a écrit avec. L’ami a cédé la place à Machin et ses droits à la machine. La méthode – déjà décriée – je la trouve plutôt sale.

Je trouve même qu’elle fait partie d’un ensemble de pratiques néfastes -vraiment, parce que je crois que notre potentiel de confiance et d’empathie n’est pas si aisément renouvelable, qu’on puisse se permettre de le gâcher ainsi.

L’entropie de l’art et de la manière de s’aimer (entre « amis ») est en route. On ne peut littéralement déjà plus se sentir ; demain on ne pourra plus se voir qu’en avatars ; natures mortes jusqu’à ce qu’elles transpirent un peu.

Pour l’heure c’est trop lisse ; beaucoup trop simple alors qu’on sait que des amitiés fortes peuvent se défaire ou se faire sur des malentendus, des aspérités. A cette heure seules les marques, les veinardes, ont droit à une classe étendue de l’ami.

Nous autres simples fans en puissance, sommes assigné à ces ASV enrichis (mais terriblement réducteurs) ; et surtout enrichissants pour certains. Des profils dont on aura ceci dit intérêt à soigner le contenu, puisque sitôt saisis il nous échappent. C’est de notre identité dont il s’agit.

On me répondra probablement qu’il faut faire preuve de bon sens ; et qu’ainsi va le monde et nous avec ; inéluctablement. Voir…

« Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression « voir les choses en face » à son aboutissement logique : ne voir en face de soi que des choses ».
Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, 1967

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Page web jetable

12 nov, 2007

On connaissait les emails jetables. Voici la DisposableWebPage (page web jetable, qui finit à la benne).

Cela ressemble fort à un hack de MediaWiki, et si c’est le cas c’est un détournement d’usage plutôt original.

Ceci étant dit, je dois bien avouer que je n’imagine pas d’usages en particulier… mais il y a de l’idée (et là où il y a de l’idée, y’a de la vie, donc de l’espoir…)

Le principe est le suivant : donner un nom à la page ; puis choisir combien de temps elle restera ouverte en édition (jusqu’à 90 jours) ; déterminer le mot de passe « admin » et en choisir un pour les « éditeurs » afin d’inviter d’autres personnes à contribuer ; noter enfin précieusement l’URL qui est complétement cryptique. Et voilà.

Un compte à rebours permet de suivre le temps qu’il reste pour contribuer. Une fois le compteur à zéro, la page n’a plus que deux semaines à vivre avant d’être « incinérée ».

Il n’est nul besoin de fournir quelques informations personnelles que ce soit.

A noter ceci étant qu’une recherche sur Google nous montre que le site est mis en cache.

sebastien | Hacks, Wiki | Pas de commentaire Aller en haut de page

Définition des wikis (sic) selon Le Parisien

30 oct, 2007

J’ai rencontré les wikis en 2003 avec passion, et depuis cette date je n’ai cessé de pressentir (ou désirer) qu’ils gagneraient tôt ou tard en popularité.

Aussi l’augmentation du nombre d’articles ou d’autres formats informatifs mentionnant les wikis, ne fait que me combler d’aise… sauf quand il y a dénaturation du sujet.

Aujourd’hui chez le marchand de journaux, gros titre sur un présentoire : Connaissez-vous bien le Web 2.0 ? ; sous-titre : Blog, wikis, communautés, tous les outils qui vont changer notre manière de travailler…. Il s’agit du supplément « Economie » du journal Le Parisien.

Ça alors ! Les wikis dans Le Parisien…

Parisien : Web 2.0

Je me suis fendu sans hésiter des 0,90 € pour en savoir plus. Rentré chez moi, ouverture du précieux cahier et découverte du « fait de la semaine » qui s’étend sur deux pages, le titre aussi : La révolution du Web 2.0 touche les entreprises.

L’article est construit sur la présentation de l’ouvrage Wikinomics (à paraître en France le 2 novembre prochain). Je ne sais pas si ce dernier vaut le détour, mais ce qui est certain c’est que l’usage du terme Wiki dans le titre, renvoie à quelque chose qui déborde son usage habituel.

Si je trouve que c’est une bonne chose quand le paradigme qui sous-tend les wikis gagne du terrain, c’est uniquement s’il n’y a incompréhension dans les termes.

Et ici de toute évidence : soit le livre n’est pas assez clair ; soit il est porteur d’un concept fourre-tout à base de wiki ; soit les journalistes du Parisien en ont effectué une lecture partielle et/ou peu attentive.

Il s’agit de leur part d’un effort de pédagogie louable, mais (à mon sens) manqué. Car globalement qu’il s’agisse des wikis ou du reste, on baigne dans une certaine imprécision. Par exemple le glossaire censé permettre le « décryptage » des « principaux mots clés » (du « Web 2.0″) nous apprend :

Blogosphère : communauté de tous les blogs, souvent reliés entre eux. => « souvent reliés entre eux » : ça veut dire quoi..?

Communauté : réunion de membres à une adresse commune autour d’un centre d’intérêt commun via Internet. => adresse commune ? une seule ?

Open source : logiciel dont le code source est autorisé par son auteur. Par extension, construction progressive de projets par les utilisateurs [...] => code source autorisé à quoi ? et à partir du moment où des utilisateurs construisent un projet de façon « progressive » : il s’agit d’Open Source..?!

RSS : Technologie – autrement appelée Live Web (Web en temps réel) [...] => « Live Web » : même Google n’en veut pas

Web 2.0 : ensemble des technologies qui permettent de rendre active une page Web et de la relier au reste du monde. => donc le Web 2.0 c’est… le Web depuis qu’on y exécute des scripts sur les serveurs (enfin un truc censé finalement ;-) )

Et pour en revenir aux wikis…

Production par les pairs : mode d’innovation et de création de valeur par des individus qui acceptent librement et gratuitement de coopérer pour créer un nouveau produit, appelé Wiki. Exemple : Myspace ou Wikipedia [...] => Myspace comme tous les sites qui autorisent la participation des internautes est donc un wiki..?

Wiki : produit ou service issu d’une mise en commun des talents et des savoirs grâce à Internet. => cette définition est plus intéressante ; si ce n’est qu’elle n’a rien de véritablement spécifique au wiki.

Bref avec de telles définitions, les 1.700.000 lecteurs franciliens ainsi que les dirigeants des entreprises touchées par la « Révolution du Web 2.0″, risquent d’être bien éclairés…

31 octobre : hier soir à l’occasion d’une réunion informelle (au bistro) des Explorateurs du web, le serveur nous a dit qu’il avait lu ce sujet dans le Parisien et l’avait trouvé très intéressant, car clair. Comme quoi je suis plutôt mauvaise langue…

sebastien | Lectures, Wiki | 2 Commentaires Aller en haut de page

L’Hyperlien comme geste de prévenance

23 oct, 2007

Je n’ai pas lu L’Ecrit Web de Joël Ronez, mais je sais qu’il insiste sur le caractère hypertexte du web. Et c’est au cœur de mes préoccupations du moment :

(i) j’essaye d’affiner une proposition de clés de lecture pour des groupes faisant usage de wikis, afin de leur permettre d’appréhender (par eux-mêmes) comment « bien » structurer l’information ainsi partagée.

(ii) je passe depuis une semaine un temps fou à fouiller le « web des techniciens » (forums, tutoriels, blogs et sites officiels…), parce que j’ai installé Linux (ça change énormément de Windows… même si c’est devenu jouable) ; et j’apprécierais de trouver dans ces multiples (et riches) sites, quelques raccourcis bien sentis pour s’y retrouver dans la masse d’informations.

Relativement donc à cette question du « bien écrire avec le web » ; que c’est agréable quand un lien hypertexte surgit dans le courant d’une lecture au moment même où l’on se posait une question, dont la réponse ou plutôt les pistes de réponses seront précisément amenées par cet hyperlien judicieusement placé – au temps juste.

Au fond l’hyperlien comme une prévenance vis-à-vis de son lecteur.

sebastien | Hypertexte, Wiki | Pas de commentaire Aller en haut de page

Quand WikiPedia passe à table…

21 oct, 2007

Intéressant article sur rewriting.net qui dresse une liste d’outils permettant de révéler les acteurs et les dynamiques à l’oeuvre dans WikiPedia :

  • WikiScanner qui établit la correspondances entre les adresses IP des contributeurs et les organisations propriétaires de ces adresses, avec la possibilité de faire des requêtes par pages.
  • WikiRage qui liste les « sujets chauds », autrement dit les pages les plus modifiées sur une période donnée.
  • WikiVaLa ? : un digg-like qui recence les cas jugés les plus flagrants de mauvaise foi « wikéditoriale » repérés grâce à WikiScanner.

Ajoutons-y le WikiDashboard réalisé par le groupe de recherche Augmented Social Cognition du Palo Alto Research Center (PARC).

Il s’ajoute en surcouche à WikiPedia et permet de visualiser en surimpression sur chaque page l’activité de ses contributeurs – malheureusement uniquement actif sur la version en langue anglaise…

On trouve également des liens vers WikiPedia Trust Coloring Demo : un prototype de coloration du texte des pages en fonction du niveau de crédibilité des contributeurs.

Et History Flow d’IBM (qui date déjà) qui illustre l’évolution de la participation sous forme d’aires colorées.

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Wikis : revue de web pour découvrir ou approfondir le sujet

21 oct, 2007

Wikimentary : pour explorer la galaxie Wiki

Je vous invite chaudement à faire un tour sur le wiki GlobalVision. Il y est question de Wikimentary, autrement dit d’un projet de documentaire collaboratif sur les wiki et ala wiki.

Un excellent point d’entrée pour découvrir les communautés qui oeuvrent à faire découvrir les wikis à la plus large échelle et à diffuser la culture correspondante.

En particulier jeter un oeil sur :

Wikis et Entreprises

Managing Wikis in Business est un travail réalisé par Penny Edwards dans le cadre de son MBA en Technology Management.

Il Elle a recueilli et analysé les témoignages de plus d’une centaines de professionnels impliqués dans le déploiement de wikis en environnement entreprise.

Puis a effectué une synthése riche en enseignements pour essayer d’y voir plus clair sur ce sujet complexe.

Voir aussi le wiki de travail qui lui a permis de collecter les informations.

WikiSym2007

The International Symposium on Wikis brings together wiki researchers, implementers, and users. The goal of the symposium (conference) is to find a voice for the community.

The symposium has a rigorously reviewed research paper track as well as plenty of space for practitioner reports, demonstrations, and discussions. It is a yearly event taking place in different parts of the world.

WikiSym2007 se déroule en ce moment même (du 21 au 23 octobre 2007) au Palais des Congrès de Montréal, Québec (c’est loin…)

Sur le wiki de travail on trouvera quelques papiers qui laissent présager que les débats vont être passionnants. Par exemple la présentation de DistriWiki, un prototype de wiki peer-to-peer.

Voir le programme de cet évènement.

Ajout 23 octobre
- Mario Asselin y assiste, nous en parle et annonce une émission webradio sur le sujet.
- Cf. le panel Wiki Patterns: What Works and What Doesn’t? et notamment le présentation de Camille Roth
(pdf 1,2Mo)

sebastien | Annonces, En vrac, Entreprise 2.0, Lectures, P2P, Wiki, video | Pas de commentaire Aller en haut de page

WikiConsulting & formation « wiki et collaboration en mode projet »

20 oct, 2007

Depuis que j’ai découvert les wikis je n’ai cessé de me reposer les questions suivantes (dans une optique pédagogique) : « Qu’est-ce qu’un wiki ? A quoi ça peut servir ? ».

Alors même que je suis en train de finir de formaliser une réponse (ciblée) à ces questions, je me rends compte qu’on devrait toujours faire confiance à ses intuitions premières.

En 2003 je retournais sur les bancs de la fac pour suivre un Dess InfoCom. A cette occasion nous eûmes à travailler sur un projet de groupe (groupe composé d’une dizaine d’étudiants géographiquement éclatés, le travail étant à réaliser hors du temps de présence à la fac).

Dans le même temps je découvrais les wikis et ce fût comme une évidence : c’était l’outil idéal pour ce groupe d’étudiants formé en mode projet ; un wiki nous permettrait en effet de travailler plus facilement et plus efficacement (la suite de l’histoire est que j’ai communiqué sur cette idée comme sur une évidence ; mais que l’évidence était loin d’être partagée…)

Je suis toujours autant convaincu de la valeur ajoutée potentielle des wikis, et ce pour de multiples applications dont en particulier l’outillage de communautés formées autour de projets.

Mais je reste tout autant persuadé de la nécessité de continuer à expliquer de quoi il retourne, même si les wikis font désormais partie des éléments reconnus dans le paysage.

Alors de quoi retourne-t-il ? Voici un extrait d’un document de travail de fin de MBA Technology Management (Managing Wikis in Business, Penny Edwards, 2007) :

A business’s “ability to implement major changes in its processes requires an understanding of technology and the adoption of structures, processes and culture necessary to exploit the full benefits of an innovation”

Autrement dit : la capacité d’une organisation à renouveler ses savoir-faire dans une optique d’accroissement de valeur ajoutée, sera conditionnée par la compréhension (par le corps de cette organisation), de la technologie (qui accompagnera ce changement), mais également par l’adoption d’un écosystème informationnel (structures et flux), ainsi que d’une culture qui permettront d’exploiter le plein bénéfice d’une (telle) innovation.

C’est dans cette optique que j’articule le plan de la formation Les wikis au service de vos besoins de collaboration en mode projet que j’anime désormais.

Et c’est précisemment avec cette approche à plusieurs niveaux, que je conçois également une activité de WikiConsulting : expliquer quelles sont les technologies et concepts sous-jacents sur lesquels se fondent les wikis ; aborder les fonctionnalités qui les implémentent ; s’interroger ensemble pragmatiquement sur les particularités des processus de collaboration médiatés ; mettre en œuvre une solution particulière qui répondra aux besoins du groupe ; en accompagnant ce dernier de bout en bout.

Un dernier mot a: je pense le sujet suffisamment complexe et le marché suffisamment vaste, pour justifier la formation d’un collectif de WikiConsultants francophones qui mutualiserait des moyens.

C’est un sujet inscrit à l’ordre du jour de la prochaine WikiSchoolParis et je vous invite si vous vous sentez concernés par le sujet, à vous y inscrire ou à me contacter.

sebastien | Annonces, Boulot, Entreprise 2.0, Pédagogie, Wiki | 3 Commentaires Aller en haut de page

Viddler : la vidéo interactive en ligne

10 oct, 2007

Je révais de pouvoir répondre à un podcast par un podcast, dans le podcast.

Viddler l’a fait en élargissant le concept : il permet de répondre à une vidéo par une vidéo, dans la vidéo !

Des vidéos interactives et indexée

Ce service très astucieux offre la possibilité d’agir en n’importe quel point de la timeline d’une video. On peut ainsi :

  • ajouter des commentaires – les hyperliens seront actifs
  • ajouter des tags – utilisés par le moteur de recherche interne
  • définir l’image courante comme thumbnail de la vidéo
  • générer un bout de code pour la partager – avec la possibilité de positionner le démarrage à l’endroit choisi
  • ajouter un commentaire vidéo intégré !

Quel type de contenus traite Viddler ? On a deux possibilités :

Enregistrer directement une vidéo sur le site avec sa webcam via un module en flash. On se voit alors proposer trois niveaux de qualité.

Ou uploader la video de son choix. La taille limite est de 500 Mo et les formats acceptés les suivants : avi, dv, mov, qt, mpg, mpg2, mpeg2, mpeg4, mp4, 3gp, 3g2, asf, wmv et flv.

La dépose d’un commentaire vidéo localisé s’effectue également via le module flash intégré.

Utilisation

Les commentaires, tags et réponses-vidéos sont signalés par des points de couleurs sur la timeline. Quand la vidéo se déroule en lecture et que le curseur passe dessus, une bulle affiche l’information correspondante.

Pour effectuer une action telle que l’ajout d’un commentaire (texte ou vidéo), il suffit de cliquer sur le « + » qui se ballade sur la timeline et de choisir ce que l’on veut faire relativement à cette position dans la vidéo.

Index des contributions

Pour consulter en particulier les « réponses vidéo », il me semble préférable de passer par le menu (commande d’affichage en bas à droite du lecteur).

On peut alors afficher l’ensemble des contributions (sur lesquelles il est possible de voter), assorties d’une information concernant leur position sous forme d’un lien [minutes:secondes] qui permet de repositionner la vidéo à cet endroit.

Si on a mis la pause on peut alors consulter les réponses vidéos, sans que les sources sonores ne se chevauchent.

Il est bien entendu possible de répondre à une réponse-vidéo par une vidéo !

Choix du périmètre de participation

Les vidéos peut-être « privées », « partagées » avec un groupe ou « publiques ». Il s’agit de leur visibilité.

Une fois ce statut choisi, les droits peuvent être ajustés (à la baisse) pour certaines actions : « commenter », « tagguer », « embed » (inclure la vidéo par exemple sur un blog), « télécharger » (il est alors possible de télécharger la vidéo originale).

Notez qu’il faut être enregistré sur Viddler pour pouvoir contribuer.

Chaque vidéo dispose en outre de son flux RSS qui permet de suivre les commentaires.

Remarques

Il est possible de choisir le mode de diffusion (à côté du bouton lecture) entre « Progressive download » et « Streaming ».

Dans les conditions dans lesquelles je teste ce service (Firefox 2 et Flash player 9), le repositionnement sur un élément est imparfait quand on est en mode « Progressive download » : la lecture reprend avec un décalage avant (retard).

Il semble que ce service ait plus d’un an, mais il n’a pas eu beaucoup de retentissement… pourtant il me semble très intéressant d’en envisager les usages possibles.

Si vous souhaitez tester – message aux Explorateurs du web en particulier- j’ai déposé une vidéo sur le wiki des ExplorCamps :

Viddler

sebastien | Hypertexte, Temps, Visualisation, video | Pas de commentaire Aller en haut de page

Suivre des flux RSS sur son téléphone portable avec Twitterfeed

01 oct, 2007

Détourner l’usage de certains outils et services web, participe à mon avis grandement à en augmenter la valeur d’usage (la question ensuite étant : pour qui ?).

Twitterfeed est un service qui effectue l’opération « RSS -> Twitter » : vous lui fournissez des flux RSS en entrée et il « tweet » à chaque fois qu’apparaît un nouvel item dans un de ces flux RSS. Pour accomplir cette tâche, il utilise les APIs de Twitter.

A noter un autre service similaire : Rss2Twitter. Je préfère le premier qui présente comme caractéristiques :

- d’implémenter l’authentification par OpenID et uniquement d’ailleurs par ce moyen… est-ce une barrière à l’entrée temporaire pour préserver leurs ressources ? (le second vous identifie avec vos informations de connexion Twitter).
- permet de panacher plusieurs comptes Twitter dans la liste des flux suivis (le second est rattaché à un compte unique).
- propose des options : « inclusion du titre, de la description du flux ou des deux » , »filtrage sur mots-clés », « inclusion ou pas des liens tinyurls », « ajout d’un prefixe sur le tweet » – le second n’en propose pas.

Première étape : créer un utilisateur Twitter dédié

- Par précaution préférer un nom d’utilisateur peu ou pas signifiant…
- Une fois l’utilisateur créé et afin de protéger les informations contenues dans vos flux, activer l’option « Protect my updates » (dans Settings), de telle façon qu’uniquement les « amis » de cet utilisateur soit destinataires (sinon c’est visible sur la « Public Timeline« …)

Deuxième étape : paramétrer votre compte Twitter principal pour recevoir les notifications par SMS

Dans « Settings->Phones&IM« .
- L’opération de déclaration du GSM coûte l’envoi d’un SMS vers la Grande-Bretagne (pour moi environ 0,25 €).
- Choisir « Notifications:On »

Troisième étape : faire en sorte que l’utilisateur dédié, ait comme follower votre compte principal

- Connecté à votre compte principal, afficher les informations de l’utilisateur nouvellement créé en tapant comme URL dans le navigateur : http://twitter.com/nom_d’utilisateur_choisi_à_la_première_étape
- Au message: « My updates are protected » -> faire une : « Request to follow me »
- Se reconnecter avec l’utilisateur dédié : la requête est signalée => l’accepter.
Noter que s’établit automatiquement une relation de suivi a double sens et qu’il faut laisser comme telle.

Quatrieme étape : filtrer les utilisateurs qu’on veut suivre par SMS

C’est marrant au début mais vite pénible d’avoir des tonnes de SMS à lire.
- En cliquant dans le menu de droite sur « Following« , afficher la liste des personnes qu’on suit sur Twitter.
- Choisir pour chacune d’activer ou non le suivi pas SMS ( »Notifications:On/Off »).

Cinquième étape : configurer les flux dans TwitterFeed

L’interface est intuitive et les options claires. Fournir les informations de connexion de l’utilisateur dédié.

Et voilà ! Usages possibles : suivre les commentaires sur son blog (notamment le spam), savoir si un wiki s’enflamme (idem pour le WikiSpam), ou tout autre type d’alertes disponibles par RSS.

Remarques : la mise en place de ce mécanisme doit se faire en songeant d’une part au fait qu’il n’y a aucunes garanties de service (ni chez Twitter, ni chez l’intermédiaire) ; et d’autre part quand on songe au coût engendré par l’envoi massif de SMS pour Twitter ainsi qu’aux ressources consommées chez l’intermédiaire, et comme rien n’est gratuit en ce bas monde, on peut raisonnablement penser que les flux traités risquent d’être analysés.

Sources : Alex Bernard et Loopion

sebastien | Hacks, Outils, RSS, Usages | Pas de commentaire Aller en haut de page

Bons et mauvais usages de la technologie..?

01 oct, 2007

Un camarade vigilant m’a signalé la présence d’un texte intéressant sur le site Pièces et Mains d’Oeuvres.

J’irai même jusqu’à dire que c’est le genre de lectures salutaires, à l’heure où tout le monde évangélise un peu béatement sur le « web 2.0″, pour qui tente de conserver un peu de distance critique vis-à-vis de l’invasion (littéralement) des technologies d’information et de communication (et de contrôle..?) dans nos vies.

Extrait (source : Pièces et Main d’Oeuvre):

Quand votre postier, votre commerçant, votre bureau de vote, votre surveillant de cantine se transforment en bornes électroniques, quel genre d’humain devenez-vous ?

Que se passe-t-il quand je réserve mon billet de train sur mon ordinateur ? Rien. Je peux à l’avance décrire l’opération, sans risque de me tromper. Si j’ai affaire à un humain, employé de la SNCF, tout peut arriver. Je dois m’adapter à la personne qui me fait face et à la situation, je peux aussi modifier cette situation. Être à l’écoute, comprendre, réagir, improviser, bref, exister dans la société humaine.

Avez-vous remarqué qu’on nous présente comme « progrès » tout ce qui permet de se passer des humains ? Ce que la religion de la technologie révèle, c’est la conviction que les hommes sont le problème, et les machines la solution. Les robots ne font jamais grève, ne se mettent pas en arrêt maladie, ne discutent pas politique. Les guichets électroniques ne perdent pas de temps à demander au client comment il va depuis la dernière fois.

Et puis tiens, tant que j’y suis, merci à cette autre camarade de nous signaler la traduction d’une courte nouvelle écrite par Cory Doctorow, auteur de science-fiction. Le texte original a pour titre Scroogled, traduit par « enGooglés » (en anglais screwed = baisé). Extrait (source : enGooglés) :

« Les merveilles de la technologie moderne » disait la femme, en contemplant un panneau tout proche: Immigration – Powered by Google. [NDR:c'est une arrivée aux douanes à l'aéroport] « Je croyais que ça ne commençait que le mois prochain ? »[...]

Se faire Googliser à la frontière ! Dingue ! Greg avait quitté Google six mois plus tôt, transformant ses stock-options en cash et prenant un peu de temps pour lui[...]. Bien entendu, il aurait dû voir ça venir. C’est vrai, le gouvernement des États-Unis avait bien dépensé 15 milliards de dollars pour un programme d’enregistrement des empreintes digitales et des portraits des visiteurs à la frontière, et n’avait pas intercepté un seul terroriste. Clairement, le secteur public n’était pas équipé Pour Bien Chercher[...]

« ’soir », dit Greg, en tendant à l’homme son passeport poisseux de sueur. L’officier grommela, l’essuya, puis fixa son écran, en tapant. Tapant beaucoup. Un peu de nourriture séchée était restée accrochée au coin de sa bouche, il tira la langue et la lécha.

« Pouvez-vous me parler de Juin 1998 ? »

Greg leva les yeux de son magazine Departures. « Pardon ? »

« Vous avez envoyé un message à alt.burningman le 17 Juin 1998, concernant votre projet de participer à un festival. Et vous y avez demandé « Les champis, sont-ils vraiment une mauvaise idée ? » » [...] « Parlez-moi de vos passe-temps. Êtes-vous versé dans les modèles réduits de fusées ? »

« Quoi ? »

« Les modèles réduits de fusées ».

« Non », dit Greg, « Non, pas du tout ». Il commençait à sentir dans quelle direction on l’emmenait.

L’homme saisi une note, cliqua trois quatre fois. « Voyez-vous, je demande ça parce que je vois s’afficher de nombreuses publicités pour des modèles réduits de fusées dans vos résultats de recherche et vos mails Google ».

Greg sentit sa gorge se serrer. « Vous êtes en train de regarder dans mes recherches internet et mes mails ? » Il n’avait pas approché un clavier depuis un mois, mais il savait que ce qu’il saisissait dans sa barre de recherche en disait bien plus long sur lui que tout ce qu’il pourrait jamais confier à son psy.

« Monsieur, calmez-vous, s’il vous plaît. Non je ne suis pas en train de regarder dans vos recherches. » répondit l’homme sur un ton railleur. « Ce serait inconstitutionnel. Nous regardons uniquement les publicités qui s’affichent quand vous lisez vos mails ou effectuez vos recherches. J’ai une brochure qui explique tout ça, je vous la donnerai quand nous en aurons fini. »

« Mais les publicité ne veulent rien dire », déglutit Greg. « Je reçois des publicités pour les sonneries de téléphone Ann Coulter chaque fois que je reçois un e-mail de mon ami qui vit à Coulter, dans l’Iowa ! ».

L’homme opina. « je comprends, monsieur. Et c’est la raison pour laquelle je suis en train de vous parler. A votre avis pourquoi les maquettes de fusées apparaissent-elles aussi fréquemment ? »

Greg se creusa le ciboulot. « Ok, alors faites la chose suivante. Lancez une recherche pour fanatiques de café ». Il avait été très actif dans ce groupe, et les avait aidé à construire leur site le café du mois, un service par abonnement. Ils avaient nommé kérosène le mélange de café dont ils préparaient le lancement. kérosène et lancement devaient certainement aiguiller Google vers les publicités pour les modèles réduits de fusées.

Il se voyait déjà sur le chemin du retour à la maison quand l’homme découvrit les photos de Halloween. Elles étaient enterrées trois écrans plus loin dans la liste des résultats de la recherche Greg Lupinski.

« C’était une soirée déguisée, sur le thème de la guerre du Golfe, » dit-il. « Au Castro. »

« Et vous étiez habillé comment…? »

« En kamikaze », répondit-il sur un ton de soumission. Le simple fait de prononcer les mots l’avaient fait defaillir.

« Venez donc avec moi, M. Lupinski », dit l’homme.

Lire la suite

PS: voir aussi le récit d’une véritable Googlisation à la frontière.

sebastien | Ethique, Lectures | Pas de commentaire Aller en haut de page

Wikis et citoyenneté

01 oct, 2007

Content de relayer ici deux initiatives fraîches, concernant l’usage des wikis dans le champ de la citoyenneté. Mais tout d’abord un petit retour sur…

L’HyperConstitution

Lors du référendum de 2005 sur le Traité pour une Constitution pour l’Europe, nous avions (avec quelques amis) mis en ligne le document qu’on soumettait à notre sagacité. Le résultat en fut un hyperdocument, vraisemblablement le premier hypertexte juridique français accessible aux citoyens : Notre Constitution.net

La question de fond était alors : quels pourraient être des usages innovants (des NTIC) qui impliquent le citoyen, mais qui ne soient pas sous-tendus par l’approche de rationalité un rationalisme à tout prix ? En particulier quel rôle pourraient jouer les Wikis.

En effet, en raison de leurs caractères intrinséques, notamment l’ouverture à une participation sans exclusive d’une part, et l’accent porté sur les propriétés hypertextes (cf. par ex. rétroliens) d’autre part, il nous semblait que les wikis pourraient faciliter la lecture et des travaux de réflexion (voire d’élaboration) sur de tels documents ; et bien entendu d’expérimenter de nouveaux modèles participatifs.

L’annonce récente de la mise en ligne d’un site par l’Assemblée Nationale baptisé Simplifions la loi, est plutôt amusante. 01net évoque l’idée que le gouvernement se soit mis par là au « web participatif ».

Mais en guise de « web participatif » c’est une simple sous-page du site de l’Assemblé nationale, dotée d’un unique formulaire, qu’on nous propose comme outil.

Je suis mauvaise langue… il y a une seconde page : celle des contributions, filtrées et non structurées… ça donne pas vraiment envie de « participer » tout ça… (d’ailleurs notre effort de participation reste invisible à cette heure).

Revenons-en à des choses un peu plus ambitieuses.

Police Act Review Wiki

Voici une initiative du gouvernement Néo-Zélandais, qui a souhaité permettre à ses concitoyens de participer à la réécriture d’un texte de loi (et excusez du peu, on ne leur propose pas un simple formulaire).

Jean-Baptiste Soufron nous en parle sur son blog :

[...] à ma connaissance, c’est la première fois qu’un gouvernement décide de pratiquer l’expérience pour rédiger un texte de Loi [...]

Le site est extrêmement sobre, mais parfaitement fonctionnel. Le texte initial et le plan de la nouvelle Loi ont été rédigé par une équipe de juristes pour servir de bootstrap. Toutes les fonctions qu’on pourrait attendre d’un wiki juridique semblent présentes. C’est certainement un modèle à suivre pour les intranets de cabinet ou de service juridique qui voudraient mettre en place des systèmes de ce type.

Le texte est encore assez pauvre et manque de liens ou de discussions, mais il ne fait aucun doute que ce wiki est appelé à se remplir rapidement et à devenir la référence internationale du droit participatif.

On le souhaite aussi ! Le seul truc à cette heure c’est que le wiki, apparemment victime de son succès, est fermé. JB Soufron nous proposait une belle copie d’écran dans son billet (daté du 26 septembre).

Depuis le 28 septembre, la page d’accueil affiche ce message :

Wiki se repose

Even Wikis need a break… jolie formule.

Il sera intéressant de regarder l’historique des pages, quand le wiki sera de nouveau accessible, et de voir comment ils ont jardiné la masse de contributions qui semble les avoir un un peu débordé.

WikiLeaks

J’en parlais ici : WikiLeaks est désormais en ligne.

C’est un projet fascinant. On peut même le penser révolutionnaire, si on l’imagine croître et adopté par un large public.

Pour résumer : il s’agit de permettre à quiconque possède des informations cachées au public, et qu’il juge non éthiques, de les révéler en toute sécurité. Les informations seront ensuite soumises à un examen communautaire pour valider leur véracité.

Le projet se donne pour priorité de mettre en défaut les « régimes oppressifs d’Asie, de l’ancien bloc Soviétique, d’Afrique Sub-Saharienne et du Moyen-Orient », mais souhaite également assister partout dans le monde « ceux qui désire révéler des comportements non-éthiques dans leurs propres gouvernements et entreprises ».

En terme d’interface il s’agit d’un wiki motorisé par Mediawiki (WikiPedia). La différence qui saute immédiatement aux yeux, c’est que hormis certaines pages (notamment les pages portails par profils / en home), toutes les autres sont véhiculées par le protocole HTTPS : autrement dit elles sont cryptées, et un mécanisme certifie qu’en face il s’agit bien de WikiLeaks.

Difficile d’en dire plus ici et maintenant. Je vous invite à y faire un tour, en commençant par la page About qui en dit long.

Plein de questions qui viennent en tête : qui est derrière ? quelle est l’architecture technique, en terme de distribution de l’information, de protection de l’anonymat ? quelles sont les clés dans le processus de contrôle de la véracité des contenus soumis ? et comment préserver l’esprit d’un tel projet dans le temps et s’il y a passage à l’échelle ? comment va se poser la question de confiance ? c’est vertigineux…

Vos remarques et analyses sont les bienvenues…

sebastien | Ethique, Hypertexte, Open source, Wiki | Pas de commentaire Aller en haut de page

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