Pour des décisions éclairées

2020 : L’An 1 du tout-numérique

Depuis la crise sanitaire Covid on observe une dynamique sans précédent de propositions d’accompagnement des entreprises dans leur « transition numérique ».

Fortement soutenues par le gouvernement, elles émanent d’acteurs aussi divers et variés que les fournisseur de solutions (tels Microsoft), des agences gouvernementales (comme FranceNum), les chambres consulaires, les régions et des organismes de financement comme BPI France, et bien entendu des cabinets de conseils et de multiples autres acteurs du monde de la formation.

Mais l’injonction est contre-productive

Nombre de ces propositions ont un inconvénient (et non des moindres) qui est de consister en des formes d’injonction : il faut aller dans le cloud, il faut faire de l’IA, il faut développer une culture de « la data », il faut disposer d’un site marchand, il faut s’initier au code, il faut faire du collaboratif, etc.

Je ne remets pas en question le fait qu’il faille, et sans aucun doute, aller dans ces directions (pas nécessairement toutes, ni tout de suite, ni pour tout le monde).

Convaincu de la première heure de la valeur ajoutée du travail dit collaboratif avec le numérique, ou de l’Open data (partage des données propre à nourrir l’initiative, la création de valeur, et les intelligences artificielles aujourd’hui), je ne doute bien évidemment pas du potentiel du numérique comme levier de développement, de compétitivité et de croissance.

Le problème ne réside pas dans la prescription, mais dans son injonction.

Lever les zones d’ombres

Je pense que les chefs d’entreprises et en particulier de TPE et petites PME ont besoin de questionner plus avant tous ces sujets avant de prendre leurs décisions. Je suis convaincu qu’ils ont besoin de s’approprier les ressorts sous-jacents du numérique et qu’ils peuvent se sentir sinon « obligés » de suivre des tendances de fond sans avoir eu le temps de prendre le recul nécessaire.

Ils n’ont pas envie d’assimiler un techno-langage qui leur semble (AMHA à juste titre) reléguer au second plan des problématiques essentiels de sécurité, souveraineté des données, respect de la vie privée, etc.

Confidence entre nous : dans le monde du numérique et de l’informatique on considère (trop) souvent que « le problème est derrière le clavier » ; entendez : « ils n’y comprennent rien, alors pas la peine de perdre du temps à essayer de clarifier, apportons leur juste les solutions« . Je ne pense pas du tout de la sorte ; je n’ai jamais pratiqué ce type de rente de situation.

Autonomiser par la pédagogie

« Le numérique » est un sujet accessible comme les autres, pour peu qu’on fasse acte de pédagogie pour autonomiser ses interlocuteurs dans leurs prises de décisions.

La 4e révolution industrielle (véritable guerre des brevets sur un numérique pervasif) est théorisée depuis quelques années déjà. Depuis 2020 cette révolution, également sociétale, est devenue tangible pour les citoyens du monde entier.

Pour un chef d’entreprise, il me semble essentiel qu’il puisse s’approprier le numérique jusque dans la compréhension de ses déterminants technologiques : j’entends par là de comprendre les visions et les logiques propres au numérique (qui se traduisent technologiquement), et pas bien entendu de rentrer dans des détails abscons d’implémentations techniques.

Mais faire l’impasse sur le fait technique et se limiter à la compréhension des cas d’usages, serait à mon sens une grosse erreur.

Accompagner comme le ferait un médecin de famille

Je travaille avec des décideurs et leurs collaborateur comme le ferait un médecin de famille : il connaît l’histoire, les antécédents familiaux, les contraintes de vie et le terrain médical des membres de la famille. Et bien entendu il est au fait de l’état de l’art (fondamentaux, recherches, avancées, aspects sociétaux) de son domaine.

Ses recommandations en matière d’hygiène de vie, ses propositions thérapeutiques, sont ainsi adaptées en conséquence et elles vont s’appuyer sur un dialogue en transparence avec les patients.

Un bon médecin ne va pas dire « il faut » prendre tel traitement et appliquer tel protocole (sauf en cas d’urgence). Il va informer, expliquer, répondre aux questions. Et à l’issue de ce dialogue il proposera des choix assortis de balances bénéfices-risques.

Dialoguer en langage clair

Il est primordial de ne pas faire l’économie d’un tel dialogue, sans fermer aucuns questionnements, et de faire preuve d’honnêteté pour ne pas présenter le numérique uniquement sous l’angle d’un catalyseur qui propulserait de façon quasi-magique l’entreprise dans le meilleur de mondes possibles.

Le numérique est aussi une source de crainte, qui peuvent être justifiées, et qui méritent qu’on les entendent. Et qu’on y réponde.

Pour filer la métaphore du médecin de famille : mon rôle sera de permettre à une entreprise de prendre ses décisions en toute connaissance de cause, afin de créer les conditions de la mise en œuvre et du maintien d’une vitalité numérique à long terme.

La prestation d’accompagnement se fait alors au moyen d’un dialogue en langage simple (« dé-jargonné »), dans une relation de proximité, transparente, personnalisée et attentive au soucis des détails ; en toute confiance.

Sinon la « transition numérique » se fera à marche forcée, avec des parts d’ombres, et au final son lot de désillusions, notamment parce que ce qui fonctionne pour les uns, ne fonctionnera pas nécessairement pour les autres.

Accompagner sans parti pris

Pour être clair jusqu’au bout : je ne représente aucune chapelle numérique, je n’ai aucun intéressement à des solutions technologiques particulières, et je ne cherche à vendre aucune méthode si ce n’est d’envisager les choses avec transparence et bon sens.

Mon objectif est de mettre mon expérience du numérique au service des entreprises pour aider leurs dirigeants et responsables à y voir plus clair pour prendre les bonnes décisions.

Un dernier point : certains domaines du numérique nécessitent des compétences très spécifiques, ultra-spécialisées (infrastructures réseaux/cloud, cybersécurité..). Là encore tel le médecin de famille généraliste qui sait faire appel à ses confrères cardiologues, allergologues, etc. je me tourne (ou réoriente) vers des spécialistes quand c’est nécessaire.

Si cette approche fait écho à votre façon d’envisager la relation à un prestataire numérique, dans mon champs de compétences, n’hésitez pas à me contacter !